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Theresa May imagine la Grande-Bretagne post-Brexit

La première ministre britannique Theresa May présente son programme électoral «Forward Together». Elle s'adresse à la foule les bras grands ouverts.

La première ministre britannique Theresa May présente son programme électoral «Forward Together».

Photo : Reuters / Dan Kitwood

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La première ministre britannique, Theresa May, a présenté jeudi les grandes lignes du programme du Parti conservateur en vue des élections législatives anticipées du 8 juin dans un manifeste qu'elle décrit comme « le portrait du pays » qu'elle voudrait voir après le Brexit.

S'exprimant à Halifax, une ville du nord de l'Angleterre qui a voté en majorité pour une sortie de l'Union européenne lors du référendum de juin dernier et où le Labour est majoritaire, mais de peu, Mme May a dit présenter sa « vision de la Grande-Bretagne ».

Dans le manifeste intitulé Forward Together (En avant ensemble), elle explique entre autres que le marché doit être régulé afin de répondre aux intérêts des consommateurs et des citoyens, en particulier des plus démunis, et d'éliminer les abus de toutes sortes, notamment en matière de loyers.

« Nous rejetons le culte de l'individualisme égoïste », dit Theresa May en envoyant sans doute ainsi un signal à l'électorat de gauche du Parti travailliste, première force d'opposition.

L'opinion publique s'offusque, à juste titre dit-elle, des rémunérations de certains dirigeants de grandes entreprises.

Son gouvernement légiférera donc dans ce domaine pour soumettre ces rémunérations à un contrôle strict lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires.

Les entreprises seront invitées à pratiquer une plus grande transparence dans leur fonctionnement et la fixation de leurs objectifs. De plus, les employés pourront solliciter de l'information dans ces domaines.

Theresa May veut en outre s'assurer que toute prise de contrôle par un groupe étranger d'éléments d'infrastructure du pays dans les secteurs des télécommunications, de la défense et de l'énergie n'entame pas sa sécurité et ne nuise pas non plus aux services essentiels dont bénéficient les Britanniques.

La première ministre a déjà promis d'engager des réformes de fond, qu'elle ne détaille pas dans son manifeste, pour mieux protéger les salariés face à des patrons jugés souvent abusifs ou en finir avec certains privilèges dits de classe dans un pays où l'origine sociale et l'accent comptent encore beaucoup.

Immigration et déficit

Mme May dresse aussi le portrait d'un pays qui contrôlera mieux l'immigration, en en réduisant le flux, en particulier en provenance des pays hors de l'Union européenne.

Sur un plan strictement économique, le programme des Tories promet de parvenir à l'équilibre budgétaire au milieu de la prochaine décennie.

Le ministre des Finances, Philip Hammond, s'est déjà engagé à ramener le déficit budgétaire à 0,7 % du produit intérieur brut en 2021-2022. Le déficit était de 2,6 % à la clôture en mars de la dernière année budgétaire. Le ministre précédent, George Osborne, avait promis de ramener le déficit à zéro d'ici 2020.

Le manifeste souligne qu'aucune hausse de la TVA n'est envisagée, et que l'impôt sur les sociétés sera abaissé à 17 % en 2020, comme promis auparavant.

En revanche, aucune promesse n'est faite de ne pas augmenter l'impôt sur le revenu, ce que les conservateurs avaient fait sous David Cameron lors du scrutin de 2015.

Un accord convenable ou rien

La chef du gouvernement a souhaité la tenue de ces élections anticipées afin, espère-t-elle, de se doter d'une confortable majorité parlementaire pour conduire les négociations sur le Brexit dans les deux ans qui viennent.

À ce sujet, elle réitère dans son programme qu'il serait préférable pour la Grande-Bretagne de ne pas conclure d'accord sur le Brexit plutôt que d'en signer un mauvais.

« Les négociations seront sans nul doute rudes, et il faudra faire des compromis de part et d'autre, mais nous continuons de penser qu'une absence d'accord serait préférable à un accord néfaste pour le Royaume-Uni. »

— Une citation de  Theresa May

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