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Les habitudes alimentaires des Canadiens en pleine mutation

Un petit déjeuner santé

Un petit déjeuner santé

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle étude de l'Université de Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, dévoile que les femmes, les personnes à faible revenu et les diplômés du secondaire ont tendance à se passer de certains repas et à se contenter de collations.

Un texte de Maxime Bertrand

L’étude, intitulée Éclatement des habitudes alimentaires : facteurs socioéconomiques concernant l’alimentation et les zones grises entre repas traditionnel et consommation à l’extérieur de chez soi, révèle que les femmes et les personnes dont le revenu annuel est inférieur à 40 000 $ ont trois fois plus de chances de sauter le déjeuner.

De même, les consommateurs de la Colombie-Britannique sont plus enclins à se passer du repas du matin que les autres Canadiens.

L’enquête a été réalisée auprès de 1029 Canadiens dans les deux langues officielles et sur une période de trois semaines en avril 2017.

L’étude fait également ressortir d’importantes différences entre les générations et les régions géographiques. Les baby-boomers sont deux fois plus portés à préparer un petit déjeuner à la maison que les millénaux.

Les consommateurs ontariens sont davantage portés à manger leur déjeuner sur le pouce ou dans un restaurant que les autres Canadiens.

Selon les auteurs, Sylvain Charlebois, professeur en politique et distribution alimentaire à la Faculté de gestion de l’Université Dalhousie, Simon Somogyi, professeur agrégé à la Faculté d’agriculture de l’Université Dalhousie, et Sara Kirk, professeure en promotion de la santé à la School of Health and Human Performance de Dalhousie et directrice scientifique du Healthy Populations Institute, « le déjeuner n’est pas en voie de disparition au Canada, mais les habitudes sont différentes selon les différents groupes de consommateurs. Les générations plus jeunes ont un rapport différent au déjeuner comparativement aux personnes plus âgées ».

Les chercheurs en arrivent au même constat en ce qui a trait au repas du midi.

Par ailleurs, ils concluent que de nombreux consommateurs sont portés à manger à l’extérieur.

Les consommateurs ayant des revenus et des niveaux de scolarité inférieurs sont portés à manger plus souvent à l’extérieur, ce qui expose ce groupe démographique à des choix alimentaires moins sains

Une citation de : Simon Somogyi,

Les résultats du sondage démontrent une forte corrélation entre le fait de sauter des repas et celui de prendre des collations.

Les universitaires trouvent inquiétante cette tendance à sauter les repas.

« Nous devons comprendre pourquoi tant de femmes, de personnes célibataires et de personnes moins scolarisées sautent des repas plus fréquemment que les autres groupes démographiques. Les recherches démontrent que ces tendances engendrent des niveaux d’insécurité alimentaire plus élevés, ce qui n’est pas souhaitable », dit M. Charlebois.

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