•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La rivière Matane, axe touristique de la Matanie

Pont multifonctionnel de la rivière Matane
Pont multifonctionnel de la rivière Matane Photo: Radio-Canada / Joane Bérubé

Les maires de la Matanie ont assisté mercredi soir à la présentation d'un ambitieux projet de mise en valeur touristique de la rivière Matane.

Un texte de Joane Bérubé

L’objectif est de retenir les touristes en Matanie en utilisant la rivière comme circuit et axe de développement des activités.

L'aménagement, baptisé Plan de développement intégré de la rivière Matane, partirait de l’embouchure de la rivière, au vieux port, jusqu’au lac Matane, dans la réserve faunique de Matane, puis potentiellement jusqu’à Saint-Jean-de-Cherbourg.

Le parc des Îles de la rivière Matane.Le parc des Îles de la rivière Matane. Photo : Radio-Canada

L’aménagiste de la MRC a été mandaté pour diviser la rivière en différentes sections, selon les activités qui pourraient être proposées. « Ce serait par exemple du Vieux-Port jusqu’aux îles, puis des îles jusqu’à un autre endroit, en fonctionnant aussi sur la base des jonctions des routes qui mènent à Saint-Léandre, Sainte-Paule, Saint-Adelme », explique le préfet de la Matanie, André Morin.

Les touristes pourraient avoir accès à différentes activités comme le kayak, le canot, l’observation des oiseaux, le vélo. « Avoir une organisation qui fait que le touriste qui arrive ou les gens qui vivent dans la région peuvent pratiquer des activités sur de longues distances, mais avec un service et un encadrement léger, mais sécuritaire », précise le préfet.

Il faut que cette rivière-là devienne autre chose qu’un endroit simplement pour aller chercher des saumons.

André Morin, préfet de la Matanie
La rivière Matane, une expérience de pêche au saumon en plein centre-villeLa rivière Matane, une expérience de pêche au saumon en plein centre-ville Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

André Morin estime que la pêche au saumon peut cohabiter avec d’autres activités et donne en exemple la rivière Cap-Chat où l'on pêche le saumon et où des excursions de kayak sont possibles.

Prenez, la zone entre la réserve Matane et Saint-René, à la John, il y a là une zone de rapides assez fabuleux pour faire du kayak R1, surtout au printemps, où l’eau est belle.

André Morin, préfet de la Matanie

La MRC s’est inspirée d’un projet semblable réalisé sur la rivière des Outaouais. « Ce qu’on veut regarder, souligne M. Morin, c’est leur façon de procéder. Comment ils ont abordé le problème, quelles sont les priorités qui sont apparues, comment ils ont réalisé ça avec la population et les différents groupes qui sont dans la rivière. »

La Matanie a amorcé des discussions sur ce projet avec la Ville de Matane. La reconstruction du barrage Mathieu-D’Amour pourrait devenir une occasion de repenser la passe migratoire et l’ensemble des services offerts dans le secteur.

Le projet présenté aux maires, mercredi soir, est un « premier jet », indique le préfet.

MRC de la MatanieMRC de la Matanie Photo : Radio-Canada

La proposition sera aussi soumise aux citoyens et à différents organismes comme la Société de gestion de la rivière Matane (SOGERM) ou le Sentier international des Appalaches ou le club V.T.T. Les Coyotes.

Ouverture de la SÉPAQ

Les représentants de Société des établissements de plein air du Québec qui gère la réserve faunique de Matane ont été mis au courant du projet.

Le directeur de la réserve Matane, Dan Gagnon, se montre prêt à écouter les propositions de la MRC et des promoteurs qui voudraient mettre en place des activités. « On permet ce genre de partenariat, dit-il. Quelqu’un qui voudrait développer par exemple, une activité de guide en raquette, on est ouvert. »

Des représentants de la réserve de Matane avaient d'ailleurs préparé un exposé pour présenter aux maires tout le potentiel de la réserve.

Près de 10 000 personnes fréquentent la réserve faunique de Matane chaque année. La chasse attire le tiers de cette clientèle et génère plus de 60 % des revenus.

Un paysage de la réserve Matane. Tout au fond: le mont Coleman.Un paysage de la réserve Matane. Tout au fond: le mont Coleman. Photo : courtoisie Richard Lahaie

La direction de la réserve avoue qu’elle aimerait toutefois développer d’autres types d’activités que le prélèvement faunique et mettre encore plus de l’avant le potentiel récréotouristique des lieux soit par le trekking, le canot, l’observation ou le vélo de montagne.

Pour le moment, le rêve du préfet serait de rouvrir le chemin de la réserve faunique qui longeait le lac Matane puis se rendait jusqu’au lac de la Tête, à Saint-Jean-de-Cherbourg, ce qui viendrait, selon lui, compléter le circuit de la rivière.

« Le lac Matane est un pivot, mais Saint-Jean-de-Cherbourg aussi. Veut, veut pas l’hiver, les gens qui veulent aller au mont Blanc, au mont Pointu, au Nicolas-Albert, nommez-les, c’est par là que ça glisse. »

Lac de la réserve faunique de MataneLac de la réserve faunique de Matane Photo : Radio-Canada

La MRC a effectué récemment un relevé topographique de l’ancien chemin afin de demander son réaménagement.

Le plan d'aménagement intégré de la rivière Matane sera rediscuté en juillet prochain par les maires lors d’une présentation plus détaillée de l’aménagiste de la MRC.

Idéalement, les premières phases du projet pourraient s’ébranler en 2018.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Environnement