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La famille de Serenity demande une enquête publique

Serenity, 4 ans

La petite Serenity est morte en septembre 2014 alors qu'elle était placée sous la tutelle de proches de sa mère.

Photo : Photo fournie à CBC/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des membres de la famille de Serenity demandent au gouvernement albertain de Rachel Notley de tenir une enquête publique sur la mort de la petite fille. L'enfant autochtone de 4 ans est morte en septembre 2014, alors qu'elle était sous la garde de proches de sa famille.

« La première ministre devrait avoir honte de son inaction », a déclaré le grand-oncle de Serenity, un proche dont l’identité est protégée par la Loi sur l'épanouissement de l'enfance, de la jeunesse et de la famille de l'Alberta.

Le grand-oncle et d’autres membres de la famille étaient présents à l’Assemblée législative mercredi pour assister à la période de questions. Les députés progressistes-conservateurs Ric McIver et Mike Ellis ont demandé au gouvernement de tenir une enquête publique.

La première ministre a répondu en disant que les circonstances qui avaient mené à la mort de Serenity avaient troublé tous les Albertains. Elle ne s’est cependant pas engagée à la tenue d’une enquête.

« Il est très important que la police puisse continuer son travail afin que le cas soit adressé devant le système de justice », a-t-elle répondu. « C'est frustrant pour nous tous, mais nous ne pouvons pas compromettre tout cela parce que cela ferait une autre injustice », a-t-elle dit par rapport au fait d'interrompre un processus judiciaire en cours.

L’oncle de Serenity, de dos, devant les journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’oncle de Serenity, dont l’identité ne peut être dévoilée, se confie aux journalistes, encadré des députés progressistes-conservateurs Ric McIver et Mike Ellis.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Le grand-oncle de Serenity a été frustré par cette réponse.

« J’aurais aimé qu’il y ait une sorte de résolution à tout ce que notre famille doit vivre », a-t-il confié aux journalistes après la période de questions. « Mais honnêtement j’ai eu ce à quoi je m’attendais de Rachel Notley aujourd’hui : rien. »

« Si vous allez retirer un enfant d’un environnement que vous ne jugez pas sécuritaire, c’est votre obligation morale de s’assurer que cet enfant soir placé dans un environnement qui est sécuritaire. »

— Une citation de  Le grand-oncle de Serenity

« Mettez-vous dans notre position. Si vous perdiez un enfant aux mains de quelqu’un d’autre, comment vous sentiriez vous ? » a-t-il ajouté. « Que feriez-vous si c’était votre fille, votre fils, ou votre petite fille qui serait mort à cause d’abus et d’un merdier bureaucratique? »

Toujours très peu de réponses

La fillette de 4 ans est morte d’un fort traumatisme à la tête en septembre 2014 alors qu’elle avait été placée par les services sociaux chez un couple de proches de la famille de sa mère. Son corps présentait des signes de malnutrition ainsi que d’abus physiques et sexuels.

Aucune accusation criminelle n’avait été portée dans cette affaire. Les rapports d’autopsie ont pris plus de deux ans avant d’être achevés. La GRC a reçu le dossier de l’enfant des mains du gouvernement qu’en décembre.

Le grand-oncle de la fillette estime que personne n’a essayé de parler à la famille qui vit depuis avec plusieurs questions.

Un porte-parole du gouvernement a répondu à CBC que la mère de Serenity avait reçu un appel, mais l'avait refusé. Selon lui, la ministre des Services à l’enfance, Danielle Larivee, est disponible si elle veut discuter.

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