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Un prix littéraire pour contrer l'appropriation culturelle

Une coiffe de plumes autochtone

Une coiffe de plumes autochtone

Photo : iStock

Radio-Canada

Robin Parker, une avocate de Toronto, a lancé une campagne sur le site Web de financement participatif Indiegogo pour offrir une bourse d'écriture à des auteurs autochtones émergents.

Un texte de Kevin Sweet

Le prix Emerging Indigenous Voices se veut une réponse à l’idée d’un « prix d’appropriation culturelle » qui a été avancé la semaine dernière dans le magazine Write, une revue consacrée aux écrivains canadiens.

Dans l’article, Hal Niedzviecki, l’éditeur du magazine, qui a maintenant démissionné, proposait la création d’un prix pour récompenser les auteurs canadiens qui auraient le mieux fait preuve d’appropriation culturelle.

L’article publié dans une édition spéciale qui célébrait les auteurs autochtones a déclenché une tempête.

À la suite de la publication de l’article, des journalistes et éditeurs de différents médias, dont Steve Ladurantaye de la CBC, ont décidé de créer un prix d’appropriation culturelle. Sur Twitter, ils se sont engagés à y verser chacun de l’argent. Le rédacteur en chef Steve Ladurantaye s'est excusé depuis et a été réaffecté à un autre poste.

J’ai vu ce qui se passait sur Twitter et ça m’a profondément dérangé. Je n’avais pas envie de contribuer au débat, mais plutôt créer un espace pour la création et l’art.

Robin Parker, avocate

Objectif dépassé

L’objectif initial était d'amasser 10 000 dollars. Il a été surpassé. En 3 jours, 483 personnes ont donné de l’argent pour un total de presque 32 000 dollars.

« Vous ne trouvez pas que l’idée est cool : créer un prix avec toute une communauté au lieu d’une personne riche? », demande Robin Parker.

Robin Parker remettra l’argent à un organisme qui travaille avec les peuples autochtones. Elle espère aussi que des auteurs de renoms verseront aussi de l’argent.

La campagne de financement participatif durera deux mois.

Toronto

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