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Les verts de la C.-B. prêts à négocier

Andrew Weaver entouré de son équipe de négociation lors d'une conférence de presse à Victoria
Andrew Weaver entouré de son équipe de négociation lors d'une conférence de presse à Victoria Photo: Radio-Canada

À Victoria, le chef des verts de la Colombie-Britannique, Andrew Weaver, a officiellement présenté l'équipe de négociation qui discutera avec le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral pour s'assurer que leurs priorités soient prises en compte.

Cet événement du Parti vert fait suite à ceux tenus par le Parti libéral et le NPD mardi durant lesquels Christy Clark et John Horgan ont parlé de collaboration.

D'entrée de jeu, Andrew Weaver a annoncé que son parti était en négociation.

Nous commençons les négociations en personne dès à présent.

Andrew Weaver, chef du Parti vert de la Colombie-Britannique

Ces négociations vont se faire avec une équipe composée du chef des verts, de la députée Sonia Furstenau, de la chef d'équipe Liz Lilly et du consultant et ancien conseiller politique de droite Norman Spector. À propos de M. Spector, Andrew Weaver affirme « qu'il n'a aucune intention politique » et qu'il est là parce que le parti recherchait « quelqu'un qui a une compréhension profonde de la stratégie politique ». Humblement, le chef du Parti vert avoue que personne, dans l'histoire du parti provincial, ne possède une expérience suffisante de stratège politique.

Nous avons bâti notre campagne sur le changement et nous continuons à le faire.

Andrew Weaver, chef du Parti vert de la Colombie-Britannique

Les verts ont réalisé une percée historique en remportant trois sièges lors des élections provinciales, la semaine dernière, lesquelles ont débouché sur une situation de gouvernement libéral minoritaire. En fonction du résultat officiel, qui aura lieu après le comptage final, le Parti vert pourrait conserver la balance du pouvoir et être dans une position de force pour négocier.

Notre position a toujours été que le Parti vert de la Colombie-Britannique peut négocier avec tout le monde, que nous pouvons collaborer avec n'importe qui et que nous comprenons ce qu'est le compromis.

Andrew Weaver, chef du Parti vert de la Colombie-Britannique

Andrew Weaver rappelle qu'il est important pour les verts que leur programme ainsi que leurs politiques et leurs conditions soient respectés dans ces négociations, qui, il l'espère, se passeront « en toute bonne foi ».

Ce serait irresponsable d'exclure toute négociation avec un parti politique juste parce qu'il aurait déclaré quelque chose dans le passé. Nous discutons avec les deux [le NPD et le Parti libéral].

Andrew Weaver, chef du Parti vert de la Colombie-Britannique

Les trois incontournables des verts

Les priorités de M. Weaver, dans un programme qui contient une centaine de propositions, demeurent le statut de son parti à l'Assemblée, l'interdiction des dons faits aux partis politiques et une réforme électorale.

Le parti, qui est en faveur d'une représentation proportionnelle, ne croit pas nécessairement qu'un référendum soit nécessaire pour que ce système électoral soit mis en place, contrairement au NPD. Par contre, il estime que le référendum devrait se faire après une élection sur un système de représentation proportionnelle.

Andrew Weaver estime que, quels que soient les résultats définitifs de l'élection, les libéraux n'auront pas le choix. « Qu'ils soient minoritaires ou majoritaires, ils devront travailler avec nous », souligne-t-il. Selon les enjeux, le chef des verts parle de « similitudes » ou de « positions diamétralement opposées » avec les néo-démocrates ou les libéraux.

La question de Kinder Morgan

Le chef des verts a également fait savoir qu'un gouvernement soutenu par les verts serait en mesure de mettre fin au projet d'expansion du pipeline Trans Mountain, du géant Kinder Morgan, car « ils soutiennent les Premières Nations de la province qui sont devant les tribunaux ».

M. Weaver a critiqué une fois de plus le travail de l'Office national de l'énergie qu'il qualifie de partial. Quant à Christy Clark, Andrew Weaver estime que « c'est complètement irresponsable que le gouvernement de la Colombie-Britannique clame que [Kinder Morgan] a respecté les cinq conditions alors qu'il n'a jamais vraiment spécifié comment les satisfaire ».

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale