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Vers un système permanent de fixation des prix de la crevette

Les crevettes fraîches sont un leurre puisqu'elles sont congelées en premier lieu, selon Lesley Chesterman.

Les crevettes fraîches sont un leurre puisqu'elles sont congelées en premier lieu.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les pêcheurs de crevettes et les propriétaires d'usines se sont finalement entendus sur le prix de la crevette. Il aura fallu plus de six semaines pour arriver à cette entente, un délai beaucoup trop long au goût des travailleurs d'usines, qui se sont sentis pris en otage. Pêcheurs et industriels devront donc trouver une solution pour établir un prix avant que la saison de pêche ne commence.

Un texte de Jean-François Deschênes

Le directeur de l'Association québécoise de l'industrie de la pêche, Jean-Paul Gagné, veut commencer les prochaines négociations avec les pêcheurs dès cet automne .

Pour fixer les prix, il croit qu’une méthode avec pourcentage serait profitable aux deux parties. Cette façon de faire suivrait la variation du prix de vente du marché.

Pour assurer l’indépendance du processus, « les ventes pourraient être déclarées à une personne indépendante qui compilerait le prix moyen », précise-t-il. Cette méthode aurait l'avantage de s’ajuster à chacune des catégories de crevettes, selon monsieur Gagné.

De cette manière, estime Jean-Paul Gagné, les deux parties partageraient les risques.

Les pêcheurs voulaient recevoir un prix fixe pour chacune des catégories pour une question de sécurité. C’est sûr qu’à ce moment-là, c’est l’industriel qui prenait le risque.

Jean-Paul Gagné, directeur de l'Association québécoise de l'industrie de la pêche
Bateaux de pêche à quai.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La saison aurait dû commencer le premier avril.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Encore du travail à faire

Le directeur de l'Office des pêcheurs de crevettes de Gaspé, Patrice Élément, veut lui aussi trouver une solution rapidement pour ne pas retarder le début de la saison.

La méthode avancée par M. Gagné n’est pas la seule sur la table, précise-t-il. Il croit que les parties auraient avantage à s'inspirer du modèle de Terre-Neuve. « Il y a un arbitrage automatique par un panel indépendant. »

Le pêcheur veut étudier toutes les possibilités. « Nous, on a d’autres pistes qu'on veut proposer aux transformateurs », dit-il sans donner plus de détails.

Des discussions avaient pourtant commencé tôt cette saison, mais n'ont pas donné de résultat.

Mais là cette année, avec le temps que ça a pris à s’entendre, on va travailler encore plus sérieusement là-dessus.

Patrice Élément, directeur de l'Office des pêcheurs de crevettes de Gaspé
Rassemblenent de travailleurs Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Archives : les travailleurs avaient demandé l’intervention des gouvernements de toute urgence pour dénouer l’impasse.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L’exaspération des travailleurs d’usines

Les 325 travailleurs en ont assez de ces mésententes entre pêcheurs et transformateurs.

Les négociations ont été tellement longues, qu'une quinzaine de travailleurs saisonniers ont eu le temps d'épuiser leurs prestations d’assurance-emploi. D’autres craignent maintenant de ne pas pouvoir faire assez de semaines cette saison pour se qualifier au programme parce que les industriels vont vouloir rentabiliser le temps perdu en compressant les horaires.

Ça fait presque 10 ans que le syndicat demande que les parties règlent le mécanisme de fixation des prix, rappelle le conseiller à la mobilisation de la CSN, Justin Arcand. « Ça mettrait les travailleuses et travailleurs en usine dans une situation moins précaire. »

Si on est pour discuter d’un nouveau mécanisme, il faudrait peut-être parler aux travailleurs et travailleuses pour qu’ils soient inclus dans tout ça.

Justin Arcand, conseiller à la mobilisation, CSN

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches