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Sauver les épaulards en les nourrissant de saumon quinnat

L'épaulard se nourrit à 98 % de saumon quinnat, selon une étude de 2016.

L'épaulard se nourrit à 98 % de saumon quinnat, selon une étude de 2016.

Photo : Vancouver Aquarium/NOAA/Jamie Lusch

Radio-Canada

Un groupe de pêcheurs de la Colombie-Britannique a lancé le projet prometteur de libérer des milliers de jeunes saumons quinnats dans l'océan pour offrir de la nourriture aux épaulards en voie de disparition.

À la fin du mois de mai, le premier lot d'environ 220 000 saumoneaux quinnats (chinook) deviendra la proie des épaulards dans l'océan Pacifique. Ce projet, longtemps en préparation, est financé par le secteur privé et a été approuvé par le gouvernement fédéral l'année dernière.

Il consiste à capturer des poissons sauvages pour faciliter leur reproduction dans une écloserie jusqu'à ce qu'ils soient prêts à être relâchées dans le détroit de Juan de Fuca, au large de l'île de Vancouver. « Tout le monde en sort gagnant », a déclaré Christopher Bos, président de la South Vancouver Island Anglers Coalition (SVIAC).

La communauté se réunit pour faire quelque chose que le gouvernement ne peut pas se permettre, c'est-à-dire aider une espèce menacée à sécuriser son alimentation et que cela soit bénéfique à une communauté qui repose sur les activités de la pêche récréative. Et pour que les Premières Nations puissent se nourrir avec les poissons qui font partie de leur tradition.

Christopher Bos, président de la South Vancouver Island Anglers Coalition

Trois ans pour atteindre son but

Il reste seulement environ 80 épaulards dans les groupes J, K et L, qui parcourent la côte ouest, et même s'ils se reproduisent, leur population continue d'être menacée.

Selon une étude publiée en 2016, les épaulards se nourrissent en été presque uniquement de saumon quinnat, une espèce qui est aussi menacée dans de nombreuses régions de la côte ouest.

Les saumons reviendront dans trois années, une fois matures, dans le détroit de Juan de Fuca à un moment où les épaulards recherchent leurs proies préférées. Il s'agit alors d'une « période d'alimentation préhivernale qui est cruciale parce qu'ils doivent faire leurs provisions pour l'hiver, une saison d'insécurité alimentaire », explique Christopher Bos.

Environ 5 000 des 220 000 saumoneaux relâchés cette année devraient arriver à maturité. L'efficacité du projet, qui coûtera 85 000 $ la première année, sera évaluée grâce au marquage du poisson et à l'analyse des excréments du mammifère.

Nous n'essayons pas d'obtenir un financement du gouvernement parce que nous ne pensons pas qu'il soit juste que le gouvernement finance cela.

Christopher Bos, président de la South Vancouver Island Anglers Coalition

Le président de la SVIAC voit cette initiative surtout à l'échelle communautaire.

Colombie-Britannique et Yukon

Chasse et pêche