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Le tireur de La Loche se décrit comme une personne calme

L'École communautaire de La Loche, en Saskatchewan, a été le théâtre d'une fusillade mortelle le 22 janvier 2016.

L'École communautaire de La Loche, en Saskatchewan, a été le théâtre d'une fusillade mortelle le 22 janvier 2016.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'auteur de la fusillade qui a fait quatre morts et sept blessés à La Loche, en Saskatchewan, en janvier 2016, s'est décrit comme une personne calme lors de la déclaration qu'il a faite à la police après avoir plaidé coupable pour ses crimes, en octobre 2016.

« Tout est encore frais dans ma mémoire », a-t-il déclaré à la police lors de son interrogatoire. « J’ai l’impression que c’est arrivé il y a quelques jours. »

Il a simplement opiné de la tête lorsque la police lui a demandé s’il se sentait mal d’avoir tué les frères Drayden et Dayne Fontaine.

La vidéo de sa déclaration à la police a été diffusée lors des audiences sur la détermination de sa peine, qui se sont poursuivies mercredi à Meadow Lake. Le jeune homme ne peut pas être identifié parce qu’il n’avait pas encore 18 ans lorsqu'il a commis ses crimes, le 22 janvier 2016.

Selon un exposé conjoint des faits de la Couronne et de la défense présenté mardi, il a assisté à ses cours avant de passer chez lui chercher des munitions pendant l’heure du dîner.

Il s’est ensuite rendu dans la résidence où il a tué Drayden et Dayne Fontaine, âgés de 13 et 17 ans, avant de retourner à l’école secondaire de la communauté, où il a abattu Marie Janvier, 21 ans et Adam Wood, 35 ans. Sept autres personnes ont également été blessées lors de la fusillade.

Le procureur de la Couronne, Me Lloyd Stang, a illustré chacun des crimes avec des photos mardi.

C'était important de montrer des photos pour démontrer la gravité du crime, même si certaines photos étaient très choquantes.

Me Lloyd Stang, procureur de la Couronne

Des victimes témoignent

Plusieurs membres du personnel de l’École secondaire de La Loche ont témoigné lors la poursuite des audiences à Meadow Lake, mercredi.

L’ex-directrice de l’école, Phyllis Longobardi, a fondu en larmes pendant son témoignage. À un moment, elle a regardé le tireur dans les yeux et lui a dit: « Je te regardais quand tu me tirais dessus et cette image est gravée dans ma mémoire à jamais. »

Elle affirme qu’elle pense souvent qu’elle aurait pu faire quelque chose pour que ses collègues Marie Janvier et Adam Wood soient toujours en vie.

« L’auteur de ce drame n’a aucune raison de ne pas passer le reste de sa vie en prison », a-t-elle déclaré en terminant.

De son côté, Peter Bradley, enseignant et ex-colocataire d’Adam Wood, affirme qu’il a toujours du mal à dormir. « Je me sens coupable parce que je suis sorti de l’école vivant ce jour-là », a-t-il dit.

Il ajoute que depuis la fusillade, il a horreur des vendredis. « La peur sur le visage de mes élèves reste gravée dans ma mémoire. »

Le juge doit déterminer si l’auteur de la fusillade sera condamné à une peine pour mineur ou adulte.

Le premier jour des audiences a permis d'en savoir plus sur les gestes du tueur avant l'incident, notamment qu'il avait parlé de son projet à un ami des mois avant les faits. Ce dernier ne l'avait pas pris au sérieux.

Avec les informations de Pascale Bouchard et Charles Hamilton.

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