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Toxicomanie : bientôt un nouveau tribunal spécialisé à Terre-Neuve-et-Labrador

Un édifice à bureaux

Le premier tribunal de traitement de la toxicomanie de Terre-Neuve-et-Labrador siégera avec la Cour provinciale dans la Place Atlantique, à Saint-Jean.

Photo : Martek

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador présente un projet pilote de tribunal spécialisé dans les causes liées à la toxicomanie.

Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Andrew Parsons, l’a annoncé mercredi matin à la radio de CBC. Il a souligné que c’est un moyen d’essayer une solution de rechange en matière de justice parce que les méthodes actuelles ne donnent pas les résultats espérés.

Le tribunal, qui commencera à exercer ses activités en 2018, siégera à Saint-Jean dans la Place Atlantique, qui abrite la cour provinciale. Il n’entendra que des toxicomanes accusés de crimes non violents liés à leur consommation de drogues.

Le projet pilote va durer environ deux ans. Il est annoncé à la suite d’une étude qui a conclu que 80 % des délinquants sous la responsabilité du fédéral connaissent ou ont connu des problèmes de toxicomanie.

Le financement de l’étude et du tribunal provient du gouvernement fédéral. Le ministre Parsons précise que son gouvernement souhaite étendre les services du nouveau tribunal à d’autres régions de la province lorsque le projet pilote sera terminé.

Une approche différente pour aller à la racine du problème

Le nouveau tribunal se penchera sur les problèmes qui mènent à un comportement criminel.

Il va se concentrer, par exemple, sur les traitements de la toxicomanie, le dépistage des drogues, les peines imposées, la gestion des cas cliniques et l’appui des services sociaux.

Selon le ministre Parsons, le tribunal va rassembler plusieurs ministères pour une approche « holistique ». D’autres options que l’incarcération seront retenues, mais le ministre dit que les gens n’ont pas à craindre que des criminels dangereux soient simplement relâchés. Il y aura des évaluations au cours desquelles on tiendra compte de la sécurité publique, assure-t-il.

John Duggan, qui étudie ce genre de tribunal depuis des années et qui a participé à l’étude, affirme qu’à l’heure actuelle des gens qui sortent de prison sont encore des toxicomanes. Il précise que le tribunal cherchera des moyens d’aider ces personnes à faire des changements dans leur vie.

D’après le reportage de Geoff Bartlett, CBC

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