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Washington est « notre plus grand allié, cela continuera », dit Israël

Les pressions de Trump sur le FBI

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les autorités israéliennes se gardent de commenter directement la nouvelle selon laquelle leur pays est la source des informations hautement classifiées sur le groupe armé État islamique (EI) divulguées par Donald Trump à la Russie lors d'une rencontre à la Maison-Blanche.

Mardi, le New York Times rapportait, citant un responsable de l’administration américaine, que c’était Israël qui avait transmis ces informations classifiées aux États-Unis.

Le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a écrit sur Twitter, mercredi, que « les relations sécuritaires entre Israël et les États-Unis, notre plus grand allié, sont profondes, importantes et sans précédent par leur étendue. Cela continuera à être le cas ».

De leur côté, les journaux israéliens ont fait leurs choux gras de l’information. Plusieurs s'interrogeaient sur les conséquences qu'elle pourrait avoir sur la coopération sécuritaire entre Israël et les États-Unis si elle était confirmée, et sur le danger que courent les services de renseignement israéliens.

Ils s’inquiétaient notamment de la probabilité que des informations classifiées se retrouvent entre les mains d’ennemis, comme l'Iran et le mouvement chiite libanais Hezbollah, qui tous les deux soutiennent la Syrie aux côtés de la Russie.

Malgré le silence relatif des responsables israéliens, cette histoire pourrait compliquer les relations diplomatiques entre Israël et les États-Unis, alors que le président américain doit se rendre en Israël dans les prochains jours.

Aucun homme politique n'a été traité plus injustement, selon Trump

À Washington, le président Trump s'est montré avare de commentaires sur cette affaire, même sur son compte Twitter, où il réagit en général abondamment. Il a néanmoins déploré le traitement dont il est l'objet lors d'une allocution à l'École américaine des gardes-côtes en déclarant qu'« aucun homme politique dans l’histoire, et je dis cela avec beaucoup d’assurance, n’a été traité plus injustement ».

Une phrase qui fut sa seule allusion à l’atmosphère de crise qui se répand sur la capitale fédérale américaine depuis plusieurs semaines maintenant.

Vladimir Poutine déplore la « schizophrénie politique » américaine

Pour apaiser la controverse, Vladimir Poutine a déclaré mercredi qu'il était « prêt à fournir la transcription » de la conversation qui a eu lieu entre son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, et le président américain, au cours de laquelle les informations classifiées auraient été échangées.

« Si l'administration américaine l'autorise, nous sommes prêts à fournir la transcription de la conversation entre Lavrov et Trump au Congrès américain », a déclaré M. Poutine, lors d'une conférence de presse à Sotchi avec le premier ministre italien, Paolo Gentiloni.

Il a déploré la « schizophrénie politique » qui régnerait aux États-Unis, estimant que ces débats portent préjudice à ce pays.

Il est difficile de concevoir ce que les personnes à l'origine de telles absurdités peuvent imaginer encore.

Une citation de : Vladimir Poutine, président de la Russie
Le député et analyste politique russe Sergueï Markov

Le reportage de Raymond Saint-Pierre

Photo : Radio-Canada

En janvier dernier, avant même l'investiture de Donald Trump en tant que président, le quotidien israélien Yedioth Ahronoth avait rapporté que des membres du renseignement américain avaient conseillé à leurs collègues israéliens de se montrer prudents dans la transmission d'informations à la future administration américaine.

Les Américains disaient penser que le président russe Vladimir Poutine avait sur M. Trump des moyens de pression qui pourraient lui permettre de lui extorquer des informations.

Des informations sur l'EI

Selon le Washington Post et d'autres médias, les informations classifiées dévoilées à la Russie par le président américain lors de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères russes et l'ambassadeur russe à la Maison-Blanche porteraient sur un projet du groupe armé État islamique (EI) de piéger des ordinateurs portables susceptibles d'exploser à bord d'un avion.

Donald Trump aurait entre autres nommé une ville en Syrie où une source aurait collecté ces informations.

Pris à partie par l’opposition démocrate et les médias, le président des États-Unis a déclaré mardi sur son compte Twitter qu’il avait « le droit absolu » de partager des informations avec Moscou, et qu’il l’avait fait dans le but de permettre une intensification de la lutte contre l’EI.

Plusieurs proches et conseillers du président Trump se sont aussi portés à sa défense.

Le général H.R. McMaster, conseiller à la Sécurité nationale, a assuré que les renseignements divulgués n’ont à aucun moment mis en danger la sécurité nationale. Lors d'un point de presse mardi, le général a affirmé à maintes reprises que la discussion de M. Trump avec le ministre russe des Affaires étrangères avait été « tout à fait appropriée ».

Le secrétaire d’État, Rex Tillerson, a abondé dans le même sens que son collègue de la Sécurité nationale, expliquant dans un communiqué que les propos échangés lors de la rencontre portaient essentiellement sur la lutte antiterroriste.

Avec les informations de Agence France-Presse, et New York Times

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