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Trump a demandé l'arrêt d'une enquête du FBI, selon le NY Times

Le reportage de Christian Latreille
Radio-Canada

Donald Trump a demandé en février à James Comey, alors directeur du FBI, de cesser d'enquêter sur les contacts russes de son conseiller Michael Flynn, selon une note confidentielle de M. Comey citée mardi par le New York Times. L'information a aussitôt été réfutée par la Maison-Blanche.

Une telle requête venant du président représenterait une interférence directe dans une enquête en cours et une possible obstruction à la justice.

« [Michael Flynn] est un gars bien. J'espère que vous pouvez laisser tomber [cette enquête] », aurait dit le président à James Comey lors d'un entretien dans le Bureau ovale, le 14 février, selon le quotidien américain.

Le premier conseiller à la sécurité nationale du président Trump, Michael Flynn, a été contraint à la démission en février pour avoir omis de faire part de ses contacts avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis avant l'investiture du président, le 20 janvier.

Le New York Times rapporte que l'ancien patron du FBI avait pris l'habitude de rédiger des notes sur ces conversations avec Donald Trump en raison de ce qu'il percevait comme des « tentatives déplacées du président d'influencer une enquête en cours ».

La Maison-Blanche a immédiatement réagi en niant ces informations.

Le président n'a jamais demandé à M. Comey ou à quiconque de mettre fin à une enquête.

Communiqué de la Maison-Blanche

Les notes d'un agent du FBI sont généralement considérées devant un tribunal comme des preuves crédibles de la teneur d'une conversation.

Le président Donald Trump a congédié le 9 mai dernier le directeur du FBI James Comey, qui enquêtait jusqu'ici sur les liens de l'équipe de campagne de M. Trump avec la Russie lors de la dernière élection présidentielle.

Les élus républicains et démocrates réclament la note de Comey

La commission de la Chambre des représentants chargée du suivi de l'action gouvernementale cherche à mettre la main sur le fameux document, s'il existe, a indiqué son président Jason Chaffetz. Ce républicain donne au FBI jusqu'au 24 mai pour que la police fédérale transmette « tous les comptes rendus, notes, résumés et enregistrements faisant référence ou ayant trait à des communications entre Comey et le président ».

« Nous avons besoin de tous les faits », a ajouté la porte-parole de Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants.

Cette note est une preuve flagrante d'entrave à la justice et mérite certainement une enquête rapide par un procureur spécial indépendant.

Richard Blumenthal, sénateur démocrate

Si les propos de Donald Trump s'avèrent, cela constituerait une faute grave, estiment des spécialistes du droit. « De la part du président, dire au FBI de mettre un terme à une enquête potentiellement pénale, c'est de l'obstruction à la justice, analyse Erwin Chereminsky, professeur de droit constitutionnel de l'Université de Californie. C'est ce qui a poussé le président Nixon à démissionner de ses fonctions. »

Par contre, les experts interrogés soulignent que les mots du président à l'égard de James Comey peuvent être sujets à interprétation. Si Donald Trump a « espéré » que le directeur du FBI mette fin à son enquête plutôt que de le lui ordonner, cela pourrait favoriser le chef d'État, disent-ils.

Avec les informations de AFP, Associated Press, et Reuters

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