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La culture du safran est en expérimentation au Témiscamingue

safran

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Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Témiscamingue pourrait devenir un producteur de safran. Le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Pêcheries du Québec finance présentement quatre projets expérimentaux de culture du safran au Québec dont un à Béarn.

Le reportage de Tanya Neveu.

Depuis bientôt un an, le promoteur François Valet et l'organisme Foresterie Lac.B effectuent des tests afin d'obtenir un rendement maximal. Le safran, aussi appelé « l'or rouge », est l'épice la plus chère au monde. Il se vend entre 20 000 $ et 60 000 $ le kilogramme.

« C'est une épice qu'on cuisine depuis 3500 ans, qui donne de la couleur, qui donne des arômes et qui vient renforcer le goût des aliments les plus délicats. Dans tout l'Orient, c'est quelque chose qui est extrêmement utilisé », explique François Valet, le fondateur du laboratoire de recherche appliquée TémisLab.

En juillet dernier, près de 10 000 bulbes de crocus, la fleur du safran, ont été plantés à Béarn. Les bulbes ont été importés des Pays-Bas et plusieurs tests sont effectués pour maximiser leur rendement. Ils ont été enfouis dans la terre noire, dans la glaise, plantés au sol ou dans un bac.

Culture de safran à Béarn, au TémiscamingueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Culture de safran à Béarn, au Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

« En les mettant dans un bac en bois qui a les bonnes proportions et quelques innovations, on est en capacité d'avoir moins de travail et de produire entre deux et trois fois plus de fleurs », rajoute François Valet.

La première récolte de safran au Témiscamingue a eu lieu en octobre dernier. Plus de 100 grammes ont été récoltés.

« C'est une épice qui demande beaucoup de travail et un travail manuel. Il n'y a pratiquement pas de mécanisation et ce n'est pas compatible avec les traitements chimiques. Il faut 160 000 fleurs pour faire un kilo. »

— Une citation de  François Valet, promoteur du projet

Les promoteurs testeront leur production pendant quatre ans pour s'assurer de sa rentabilité au Témiscamingue.

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