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« J’ai le droit absolu » de dévoiler des informations à la Russie, réplique Trump

Le président des États-Unis, Donald Trump

Le président des États-Unis, Donald Trump

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président américain Donald Trump a estimé mardi qu'il était en droit de révéler des informations concernant le terrorisme, après avoir été accusé la veille d'avoir divulgué des données classifiées aux Russes lors d'une rencontre à la Maison-Blanche.

Pris à partie par l’opposition démocrate et les médias, le président des États-Unis a déclaré sur son compte Twitter qu’il avait « le droit absolu de le faire » et qu’il voulait, en transmettant ces informations aux Russes, inviter Moscou à intensifier sa lutte contre le groupe armé État islamique (EI) et le terrorisme.

« En tant que président, je voulais partager avec la Russie [lors d’une réunion ouverte à la Maison-Blanche] ce que j’ai le droit absolu de faire, des faits relatifs au terrorisme et à la sécurité aérienne. Des raisons humanitaires. De plus, je veux que la Russie intensifie considérablement sa lutte contre l’État islamique et le terrorisme », a-t-il affirmé.

Lundi, le Washington Post révélait que le président avait divulgué des informations classifiées sur l'EI au ministre russe des Affaires étrangères et à l'ambassadeur russe lors d'un entretien à la Maison-Blanche.

Cette décision du président a plongé son administration dans l’embarras, l’opposition démocrate l’accusant d’avoir livré aux Russes des informations susceptibles de « mettre en danger la sécurité nationale ».

Israël à la source de l'information

Mardi, le New York Times rapportait qu'Israël serait le pays à l'origine des informations classifiées divulguées par Donald Trump aux Russes. Une information que n'ont pas confirmée les autorités israéliennes.

Ces informations pourraient compliquer les relations diplomatiques entre les deux pays, alors que le président américain se rendra au Moyen-Orient et en Europe au cours des prochains jours, son premier voyage officiel à l'étranger depuis son investiture.

L'entourage de Donald Trump se porte à sa défense

Plusieurs proches et conseillers du président Trump se sont portés à sa défense. Le général H.R. McMaster, conseiller à la Sécurité nationale, a assuré que les renseignements divulgués au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors de cette rencontre, n’ont à aucun moment, selon lui, mis en cause la sécurité nationale.

Lors d'un point de presse mardi, le général a affirmé à maintes reprises que la discussion de M. Trump avec le ministre russe des Affaires étrangères avait été « tout à fait appropriée ».

Le secrétaire d’État, Rex Tillerson, a abondé dans le même sens que son collègue de la Sécurité nationale, expliquant dans un communiqué que les propos échangés lors de la rencontre portaient essentiellement sur la lutte antiterroriste.

Du « grand n'importe quoi », selon Moscou

À Moscou, le Kremlin a minimisé cette affaire en la qualifiant de « n’importe quoi », refusant même de la commenter.

Pour nous, ce n’est pas la question, c’est encore une fois n’importe quoi. Et nous ne voulons rien avoir à faire avec ce n’importe quoi. C’est du grand n’importe quoi .

Une citation de : Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin

« Nous n’avons ni à démentir ni à confirmer », s’est contenté de déclarer le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à des journalistes.

Une façon de gouverner inquiétante

Même si les alliés de Donald Trump s'emploient à minimiser l'impact réel des informations qu'il aurait révélées aux Russes, certains s'inquiètent à Washington de la façon d'agir et de la désinvolture du président Trump.

Pour l'ancien directeur de la CIA Leon Panetta, le comportement du président pourrait donner lieu à l'avenir à des crises internationales beaucoup plus graves.

« Je crois que le plus grand risque c’est qu’il continue à dire tout ce qu’il veut sans réfléchir, et que ça puisse mener à une crise internationale. Une crise qui pourrait menacer la sécurité du pays. Ce qui se passe est très important », a-t-il indiqué.

Avec les informations de Reuters, et AFP

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