•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Personnes disparues : les policiers invités à écouter davantage les familles

Il y a 20 ans, le viaduc du Souvenir en construction s'effondre à Laval

Radio-Canada

La mère de Marilyn Bergeron, cette jeune femme de Québec disparue en février 2008, déplore que les policiers aient attendu six jours avant d'établir un poste de commandement mobile pour tenter de retrouver Karine Major. Elle les invite à revoir leur protocole d'enquête en traitant les disparitions de personnes au cas par cas et en accordant plus de crédibilité aux inquiétudes des familles.

Un texte de Louis Gagné

Andrée Béchard croit que les policiers perdent du temps précieux au début de leur enquête en étudiant une multitude de scénarios, y compris le suicide et la fugue. Selon la mère de Marilyn Bergeron, les enquêteurs devraient se fier aux proches lorsqu’ils affirment que la personne disparue n’est pas suicidaire et qu’il n’est pas dans ses habitudes de fuir sans donner aucun signe de vie.

« Je trouve qu'on perd du temps. On dirait qu'on semble un petit peu sous-estimer l'intelligence de la famille, alors qu’elle connaît les habitudes de la personne disparue. Je pense qu'il y a lieu de s'inquiéter lorsqu'on va demander l'aide de la police, ce n'est pas quelque chose qu'on fait régulièrement », fait valoir Mme Béchard.

Karine Major a disparu le 9 mai et là, on est rendu le 15. Au cours de ces six jours-là, la famille craint le pire et elle le craignait à partir du moment où elle a signalé la disparition et c'est pour ça que je dis qu'une disparition d'adulte, c'est du cas par cas.

Andrée Béchard, mère de Marilyn Bergeron

Les recherches se poursuivent pour retrouver Karine MajorAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les recherches se poursuivent pour retrouver Karine Major

Photo : Radio-Canada

Douloureux souvenirs

La disparition de Karine Major, 26 ans, a ravivé de bien douloureux souvenirs dans la mémoire d’Andrée Béchard. À l’instar de sa fille, la jeune femme de Rimouski s’est volatilisée dans « des circonstances un peu nébuleuses ».

« Les deux cas se ressemblent dans le sens de la nervosité. Là où ça m'a le plus marquée, c'est quand on parle de la bande vidéo [sur laquelle] cette jeune femme-là semble inquiète et nerveuse, ce qui était vraiment le cas de Marilyn. Alors ça démontre qu'il y a quelque chose qui est anormal derrière tout ça », explique Andrée Béchard.

La mère de Marilyn invite les proches de Karine Major à unir leurs forces et à travailler de façon concertée dans leurs recherches pour retrouver la jeune femme.

Si vous empiétez sur le terrain de l'autre, à ce moment-là, vous allez plus vous détruire que vous aider à retrouver votre personne si chère à votre coeur. C'est un travail d'équipe dans une famille. Ne vous éparpillez pas.

Andrée Béchard, mère de Marilyn Bergeron

« Notre coeur est avec vous »

Elle souhaite également que les proches de Karine Major sachent que de nombreuses personnes songent à eux et sont prêtes à les soutenir dans cette terrible épreuve.

« Peut-être qu'on n'est pas proche, qu’on n'est pas là physiquement, mais si vous saviez combien notre coeur est avec vous. Et si vous avez besoin d'aide, vous pouvez communiquer n'importe quand avec nous. Si vous voulez des conseils, on peut vous en donner. C’est ce que j'ai à dire à la famille », conclut Andrée Béchard.

Avec les informations de Bruno Savard

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Québec

Justice et faits divers