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Un laboratoire d'art et de recherche sur le nord s'intéresse à Fermont

Le mur de Fermont, en hiver

Le mur de Fermont

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Radio-Canada

Un laboratoire d'art et de recherche sur le nord, implanté à Berlin, étudie Fermont et ceux qui y vivent sous plusieurs angles.

« C’est Fermont qui peu à peu nous a amenés à notre projet », a précisé Antonin Pons Braley, l’un des deux chercheurs associés à ce laboratoire, en entrevue à l’émission Bonjour la Côte.

Le chercheur et héliograveur français collabore avec la photographe chercheuse berlinoise Lena Gudd dans ce projet qui tire en quelque sorte son inspiration de Fermont.

Nous avons entendu parler d’une ville où les gens vivaient dans un mur : ça nous a intrigués.

Antonin Pons Braley, héliograveur et chercheur français

Le projet s’est défini graduellement pour devenir une archive des « nords », à la fois les constructions géographiques et les constructions mentales, a expliqué le chercheur.

Ce couple d'artistes universitaires vivant en Allemagne multiplie les voyages à Fermont dans le cadre de ce projet de longue haleine sur la relation entre l'homme et son milieu.

« C’est un corpus qui est constitué autant de documents scientifiques, anthropologiques notamment ou géoanthropologiques, que d’oeuvres d’art, en essayant de faire en sorte qu’un même objet puisse être considéré à la fois comme un document d’artiste et comme un objet de référence universitaire », souligne Antonin Pons Braley.

Antonin Pons Braley, héliograveur et chercheur français associé au laboratoire Tumuult, un laboratoire d'art et de recherche sur le nord, implanté à Berlin, qui étudie Fermont et ceux qui y vivent sous plusieurs angles.

Antonin Pons Braley, héliograveur et chercheur français associé au laboratoire Tumuult, un laboratoire d'art et de recherche sur le Nord de Berlin qui étudie sous plusieurs angles Fermont et ceux qui y vivent.

Photo : Photo d'Éric Chenal, gracieuseté du laboratoire Tumuult.

La rencontre de Fermont a permis d’aborder un terrain de recherche très riche, admet le chercheur. « Ce qu’on y a trouvé, c’est un paysage d’une rare complexité composé de mille interrelations entre les hommes et l’habitat, l’habitat et le lieu, le sauvage et le civilisé, la question de l’architecture planifiée, la question de froid, les imaginaires du froid, comme si le paysage était composé de mille portes que l’on pouvait traverser pour tomber dans d’autres paysages. »

Un premier ouvrage majeur relatant environ 7 ans de travail sera publié à la fin de 2018 ou au début de 2019.

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