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Toxicomanie : des experts suggèrent de prescrire des drogues de transition

Une personne se préparant une injection

Une personne se préparant une injection

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des experts ont profité du Sommet francophone sur la réduction des méfaits liés aux drogues samedi à Montréal pour discuter de l'option consistant à prescrire des drogues pour faciliter le processus de désintoxication.

La rencontre réunit quelque 250 intervenants de quatre pays francophones dans la métropole québécoise. Il a notamment été question des centres d’injection supervisée, dont trois ouvriront leurs portes dans quelques semaines à Montréal.

Toutefois, certains experts proposent une mesure complémentaire, soit celle de pouvoir prescrire d'autres substances qui pourraient faciliter la période de sevrage des toxicomanes.

« Idéalement, c'est qu'on ait de l'héroïne médicale ou du suboxone pour les cas qui s'en sortent », explique Nicolas Quijano, intervenant au Cactus, l’un des centres qui permettront l’injection supervisée.

« Ça fait en sorte que les gens sortent du marché noir », ajoute Carole Morissette, médecin-conseil à la Direction de la santé publique du CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. L’experte précise qu’avec la crise des opioïdes aux portes du pays, les autorités doivent envisager cette pratique qui a fait ses preuves en Suisse.

On a assez de données pour mettre en place le service.

Carole Morissette, médecin-conseil à la Direction de la santé publique du CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

À Ottawa, le projet de loi fédéral C-37, présentement à l'étude, permettrait un allégement des mécanismes pour offrir d'autres solutions, comme de l'héroïne médicale.

« Ce n’est pas la drogue de la rue qu'ils reçoivent, c'est une héroïne propre. Ils la reçoivent dans un contexte clinique, supervisé, explique Frank Zobel, directeur adjoint à Addiction Suisse. C’est une mesure de réduction des risques. Personne n’aurait envie de recevoir de l’héroïne comme ça. »

Si le projet de loi C-37 est adopté, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec ainsi que les ordres professionnels de médecins et de pharmaciens devront revoir leurs guides et pratiques.

Avec les informations de Mathieu Dion

Santé