•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Opération de balisage sur le Saint-Laurent

Largage d’une bouée de navigation sur le fleuve Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Garde côtière canadienne complète ces jours-ci la mise à l'eau des bouées de navigation estivales sur le fleuve Saint-Laurent. L'opération, qui dure plusieurs semaines, est essentielle pour assurer la sécurité des plaisanciers. Radio-Canada a accompagné l'équipage de l'aéroglisseur NGCC Sipu Muin, vendredi, lors d'une opération de balisage sur le chenal nord de l'île d'Orléans.

Un texte de Louis Gagné

Chaque printemps, les baliseurs de la Garde côtière mettent à l’eau 1200 bouées dans le secteur Saint-Laurent. Celui-ci est situé entre Beauharnois et Blanc-Sablon et inclut la Baie-des-Chaleurs et les Îles-de-la-Madeleine.

Les chenaux utilisés pour la navigation commerciale sont balisés à l’année, tandis que ceux réservés à la navigation de plaisance le sont uniquement durant l’été.


Le secteur Saint-Laurent de la Garde côtière canadienneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le secteur Saint-Laurent de la Garde côtière canadienne

Photo : Radio-Canada | Mapbox, OpenStreetMap

La Garde côtière installe majoritairement des bouées latérales. Il en existe cinq types, mais les plus communes sont les bouées bâbord, de couleur verte, et les bouées tribord, de couleur rouge.

« Les bouées indiquent aux navires de quel côté passer pour aller dans la partie profonde afin d’éviter les dangers », explique la commandante du NGCC Sipu Muin, Marie-Hélène Giasson.


À l’avant-plan, on aperçoit trois bouées de navigation : une verte, une rouge et une  jaune. À l’arrière-plan, on voit le NGCC Sipu Muin immobilisé sur la berge.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres d’équipage du NGCC Sipu Muin procèdent au chargement de bouées de navigation à l’aide d’une grue mécanique.

Photo : Radio-Canada / Régis Desrosiers

Lorsqu’ils remontent le courant du fleuve, les navigateurs doivent garder les bouées rouges sur leur côté tribord (droit) et les bouées vertes sur leur côté bâbord (gauche). Chaque bouée est munie d’une d’ancre, d’une chaîne et d’un crapaud d’amarrage.

À l’aide d’un système de cartes électroniques et d’un système de positionnement pour le balisage, l’équipage de l’aéroglisseur repère l’endroit exact où mettre la bouée à l’eau.

« On va aller la poser à environ trois ou quatre pieds de précision avec un système GPS qui nous aide à positionner exactement les bouées au bon endroit », confie la commandante Giasson.


La commandante Marie-Hélène Giasson avec, à l’arrière-plan, le NGCC Sipu Muin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La commandante du NGCC Sipu Muin, Marie-Hélène Giasson

Photo : Radio-Canada

Lorsque l’embarcation arrive à l’endroit désiré, les membres d’équipage procèdent à la mise à l’eau de la bouée à l’aide d’une grue. Pendant ce temps, la commandante et l’officier-pilote s'efforcent de maintenir l’aéroglisseur dans une position stable.

« On va se positionner par rapport à la marée et au courant pour essayer de trouver le point mort, afin que l’aéroglisseur soit le plus stable possible », raconte Marie-Hélène Giasson.


Vue à l’intérieur du poste de pilotage du NGCC Sipu Muin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’officier-pilote Maxime Couture (à gauche) et la commandante Marie-Hélène Giasson (à droite) supervisent la mise à l’eau de la bouée.

Photo : Radio-Canada

Avec son faible tirant d’eau, l’aéroglisseur est en mesure de naviguer dans les endroits peu profonds qui sont inaccessibles aux baliseurs conventionnels de la Garde côtière.

« Puisqu'on va flotter sur un coussin d'air, on a très peu de tirant d'eau lorsqu'on dégonfle notre coussin d'air, on peut accéder à des endroits où il y a beaucoup moins d’eau […] Le programme de balisage à la Garde côtière [précise] que certaines bouées sont spécifiques pour l’aéroglisseur », mentionne la commandante du navire.


Une bouée de tribord de couleur rouge vient d’être mise à l’eau dans le fleuve Saint-Laurent. On aperçoit, au loin, la ville de Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mise à l’eau de la bouée de tribord V-36 a complété le balisage du chenal nord de l’île d’Orléans.

Photo : Radio-Canada

En plus de la commandante et de l’officier-pilote, l’équipage du NGCC Sipu Muin est composé d’un maître d’équipage, de trois matelots et de deux mécaniciens.

Les marins ont complété vendredi le balisage du chenal nord de l'île d'Orléans. Les bouées qui ont été mises à l’eau au cours des dernières semaines seront retirées à partir du mois d’octobre, à l’occasion du balisage saisonnier d’automne.

Avec les informations de Bruno Savard

Québec

Transports