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La plus récente carte des zones inondables de Pierrefonds date de 1980

Terrain inondé à Pierrefonds

Terrain inondé à Pierrefonds

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La cartographie des zones inondables de Pierrefonds, un secteur lourdement touché par les inondations, n'a pas été mise à jour depuis 1980. Les urbanistes et les promoteurs dépendent pourtant de cet outil pour la planification d'une nouvelle construction.

La dernière carte des zones inondables situées aux abords de la Rivière-des-Prairies, est si vieille qu’elle a été archivée par le ministère de l’Environnement, afin d’être utilisée à titre de référence plutôt qu’à des fins de planification.

Contacté par le réseau CBC, un porte-parole de la Ville de Montréal, Jacques-Alain Lavallée, a indiqué qu’une nouvelle carte, basée sur des données qui datent de 2006, est en production. Il a précisé que la cartographie des zones inondables est la responsabilité de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), présidé par le maire de Montréal, Denis Coderre.

Par contre, un analyste en hydrologie pour le ministère de l’Environnement précise que les nouvelles cartes ont été faites seulement pour les zones inondables de la rivière des Mille Îles et du lac des Deux Montagnes et non pour la Rivière-des-Prairies.

Des lacunes

Une professeure d'urbanisme à l’Université de Montréal, Isabelle Thomas, était surprise de constater des lacunes importantes en cartographie lorsqu’elle a commencé à travailler au Québec. « Si on regarde ce qui s’est passé à Montréal durant les deux dernières semaines, même certains hôpitaux ont dû être évacués », déplore-t-elle.

Elle souligne qu’en Europe et aux États-Unis, des cartes beaucoup plus récentes sont disponibles pour faciliter le travail des urbanistes.

« Évidemment, si la carte des zones inondables date de 1980, comment s’ajuster? »

— Une citation de  Isabelle Thomas, professeure d'urbanisme à l’Université de Montréal

Les promoteurs privés dépendent aussi de ces informations pour s’assurer que leurs structures construites sur le bord de l’eau soient protégées contre les risques d’inondation.

Pat Carbone, qui était chargé de la vente et de la promotion d'une copropriété, située à Pierrefonds, affirme qu’il est nécessaire d’avoir les bonnes informations pour bâtir au bon endroit.

Son immeuble est resté au sec malgré les inondations. « Nous avons bâti quelques pieds au-dessus du niveau établi par la municipalité et le ministère de l’Environnement », a-t-il ajouté.

Prévenir les inondations

Le gouvernement doit savoir où sont les secteurs à risque pour éviter que des promoteurs bâtissent sur ces terrains, affirme un chargé de cours de la Faculté de l’environnement à l’Université de Waterloo. Il indique qu'aux États-Unis, les gouvernements utilisent une stratégie appelée « managed retreat » pour encourager les gens à s’éloigner des zones à risque.

Deux options sont offertes aux propriétaires : vendre leur maison au gouvernement à la valeur du marché ou la déplacer dans un secteur plus sûr. S’ils décident de rester, les propriétaires devront affronter les inondations sans aide.

 
Avec les informations de CBC

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