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L'Ebola fait de nouvelles victimes au Congo

Un travailleur de la santé est dans une combinaison de protection, près d'une clinique dirigée par Médecins sans frontières, près du village de Kampungu, au Congo.
L’Ebola est une fièvre hémorragique mortelle qui touche les humains et les primates. Photo: Reuters / Frederic Patigny
Radio-Canada

Une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola frappe la République démocratique du Congo. Le virus a fait au moins trois morts depuis le 22 avril, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’OMS a précisé dans un communiqué publié vendredi que l’infection a ressurgi dans une zone difficilement accessible, située dans la province du Bas-Uélé, près de la frontière de la Centrafrique.

Le ministre de la Santé du Congo, Oly Ilunga Kalenga, a mentionné que neuf infections possibles au virus Ebola ont été détectées. Il a toutefois appelé la population « à ne pas céder à la panique ».

Le Congo « vient de prendre toutes les dispositions utiles pour riposter promptement et efficacement à cette nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola », a-t-il ajouté.

L’Ebola est une fièvre hémorragique mortelle qui touche les humaines et les primates. Le virus se transmet facilement d’une personne à l’autre et son taux de mortalité est de 90 %.

L’infection resurgit au Congo trois ans après la dernière épidémie. En 2014, l’Ebola avait fait 49 morts. Cette épidémie était distincte de celle qui a frappé l’Afrique de l’Ouest de 2013 à 2015, la plus grave jamais déclarée. Le virus avait fait plus de 11 000 morts en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.

Les premiers experts dans la lutte contre l'Ebola devraient arriver vendredi ou samedi dans la région touchée, a informé un représentant de l’OMS, qui dit travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises « pour faciliter le déploiement des matériels de protection et du personnel sur le terrain afin de renforcer la surveillance épidémiologique et contrôler très rapidement l'épidémie ».

L’organisation a aussi déclaré qu’un vaccin expérimental pourrait être utilisé.

Un vaccin

Un vaccin et un traitement contre l’Ebola, conçus au Canada, ont fait leurs preuves et ils sont prêts à être utilisés, a affirmé le microbiologiste Gary Kobinger, qui a contribué aux recherches. Par contre, ces médicaments n’ont pas encore été homologués.

« Dans l'étude qui a été faite en Afrique de l'Ouest en Guinée, après 10 jours, 100 % des gens qui ont reçu le vaccin étaient protégés, donc personne n'a contracté l'infection après 10 jours », a-t-il expliqué.

Ces médicaments ne sont efficaces que pour une seule des trois souches du virus. Les recherches menées par Gary Kobinger aideront à mettre au point des vaccins et des traitements pour les autres souches, si elles venaient à se propager.

Les épidémies vont revenir, on le sait très bien.

Gary Kobinger, microbiologiste canadien

« On ne sait même pas encore quels animaux sont impliqués dans la circulation du virus, puis qu'est-ce qui fait vraiment que le virus saute des animaux à l'humain », a ajouté Gary Kobinger.

Avec les informations de Bouchra Ouatik

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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