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Fête des Mères : quand la frénésie s'empare des fleuristes

Une fleuriste travaille sur un bouquet de fleurs

Les employés s'affairent dans l'arrière-boutique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Tous les fleuristes vous le diront : le samedi qui précède la fête des Mères est l'une des journées les plus achalandées de l'année. Christine Portelance, fleuriste à Timmins dans le Nord de l'Ontario, doit doubler ses effectifs pour répondre à la demande. Nous l'avons suivi dans la préparation de ses bouquets.

Un texte de Jean-Loup Doudard

Elle fait appel à toute la main d’oeuvre qu’elle peut trouver. Elle a même convaincu des amies retraitées de Brampton de venir lui donner un coup de main pendant la semaine. Cette semaine, Christine Portelance, fleuriste à Timmins, prépare ses commandes pour la fête des Mères.

On prend de la famille premièrement puis après ça on regarde pour les autres.

Christine Portelance, fleuriste
Christine Portelance dans sa boutique de fleurs à TimminsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Christine Portelance dans sa boutique de fleurs à Timmins

Photo : Radio-Canada

Dans l’arrière-boutique, les employés s'affairent. Le téléphone sonne sans cesse pour les commandes de dernière minute.

Les dix fleuristes enchaînent les bouquets les uns après les autres, presque sans rien dire. On pourrait croire que ça deviendrait stressant, mais pas pour Diane Guiho, qui travaille là depuis 22 ans.

On est toutes fatiguées, mais c’est une bonne fatigue. A la fin de la journée, on se taquine un peu, mais ça prend ça. On ne peut pas être trop sérieux.

Diane Guiho, designer florale
Diane Guiho, designer floraleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Diane Guiho, designer florale

Photo : Radio-Canada

Au comptoir, les clients se succèdent.

Il y a les deux adolescentes qui se demandent s'il est trop cliché d’offrir des fleurs pour la fête des Mères et qui errent plutôt du côté des chocolats; le fils d’une vingtaine d’années un peu embarrassé, car il n’y connaît rien à la botanique; le mari septuagénaire qui vient toujours chercher des fleurs pour sa femme même si les enfants ont depuis longtemps quitté le nid.

« On a beaucoup de maris qui achètent pour leurs femmes de la part de leurs enfants. Ils achètent pour leur belle-mère, pour leur grand-maman », dit Diane Guiho.

On veut des couleurs du printemps : du jaune, du rose, du mauve. Pas de rouge, ça, c’est pour la Saint-Valentin!

Christine Portelance, fleuriste

Pour servir tout ce monde, Christine Portelance a dû prévoir le coup. Dès la fin de la Saint-Valentin, elle a commandé des milliers de tulipes, d’oeillets et de plantes en pot.

Au total, elle estime qu’elle aura fait un millier de livraisons en fin de semaine. La moyenne quotidienne pour le restant de l’année s’élève à environ trente livraisons.

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