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L’exposition State of Mind : là où la maladie mentale n’est plus un tabou

Jaaki souffre de dépression et d'axiété sévère. Elle a décidé de partager son histoire lors de l'exposition State of Mind.
Jaaki souffre de dépression et d'axiété sévère. Elle a décidé de partager son histoire lors de l'exposition State of Mind. Photo: Lorna Dancey
Radio-Canada

La boulimie, la schizophrénie, la bipolarité, ce sont des mots qui dérangent et qui font peur, mais ce n'est pas le cas pour la photographe d'Edmonton Lorna Dancey.

Un texte de Marie-Ève DuSablon

Sept grandes colonnes situées à l’hôtel de ville d'Edmonton ornées de 80 photos montrent l’histoire de personnes atteintes d’une maladie mentale.

Avec mes photos je veux parler de sujet dont on ne parle pas. C’est un sujet tellement tabou! Les gens ont peur de la maladie mentale.

Lorna Dancey, photographe

Lorna Dancey est aussi derrière le projet Scars, où des Edmontoniens étaient amenés à dévoiler leur beauté sous leurs cicatrices.

Le projet Scars de Lorna DanceyLe projet Scars de Lorna Dancey Photo : Lorna Dancey

« Chaque fois que je photographiais une femme, elle me disait ce qu'elle n'aimait pas d'elle-même. Ça me peinait parce que moi, derrière ma lentille, je voyais des femmes magnifiques. »

Ce projet l’a poussée à aller plus loin. Elle démystifie les tabous liés aux maladies mentales.

Tout a commencé lorsqu’elle a lancé une annonce sur sa page Facebook où elle demandait si des personnes seraient à l’aise de se faire photographier et de parler de leur maladie mentale.

N’importe qui peut souffrir d’une maladie mentale, que vous soyez enseignant, dans la rue, peu importe, l’important c’est de ne pas être seul.

Lorna Dancey, photographe
Un homme du Soudan raconte son histoire lors de l'exposition State of Mind.Un homme du Soudan raconte son histoire lors de l'exposition State of Mind. Photo : Lorna Dancey

Par exemple cet homme originaire du Soudan a vu sa famille mourir et son village se faire détruire.

Depuis ce temps, il souffre d’un traumatisme qui l’empêche de dormir. Sa tête et son cœur n'ont jamais pardonné les atrocités commises envers sa famille et sa communauté. Malgré tout, il n'a jamais demandé de l'aide, car chez lui recourir à de l'aide psychologique ça ne se fait pas.

« Je veux que les gens avec mes photos trouvent de l’espoir et que les gens n’aient pas peur de demander de l’aide. Parfois tout simplement de s’ouvrir à l’autre permet d’échanger et de comprendre que nous ne sommes pas seuls. »

L’exposition State of Mind se termine le 15 mai et l’argent amassé ira à la cause des maladies mentales.

Arts