•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aider l'espèce, une chauve-souris à la fois!

Un employé du Zoo de Granby tient une grande chauve-souris brune dans ses mains.

Une grande chauve-souris brune

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

Elles ne sont peut-être pas nombreuses, mais chacune d'entre elles compte! Une vingtaine de grandes chauves-souris (Nouvelle fenêtre) brunes ont été renvoyées dans la nature cette semaine par l'équipe du Zoo de Granby.

Un texte de Carl Marchand

C'est un retour aux sources pour les petites bêtes après avoir passé l'hiver au refuge du Zoo (Nouvelle fenêtre). Cinq d'entre elles ont été relâchées à la Ferme Héritage Miner et une quinzaine d'autres l'ont été dans la région de Laval.

« Chaque individu compte », explique Louis Lazure, biologiste et coordonnateur recherche et conservation au Zoo de Granby.


Un employé du Zoo de Granby tient une grande chauve-souris brune dans ses mains.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une grand-chaude souris brune

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand


« On a huit espèces de chauves-souris au Québec. On a une maladie qui est apparue ici en 2010, le syndrome du museau blanc (Nouvelle fenêtre). C'est un champignon qui affecte celles qui hibernent et qui les empêche de se reposer. Elles meurent à bout d'énergie », ajoute M. Lazure.

Dans l'Amérique du Nord en entier, on estime que plus de six millions de chauves-souris sont mortes du syndrome du museau blanc.

Louis Lazure, biologiste et coordonnateur recherche et conservation au Zoo.
Louis Lazure, biologiste et coordonnateur recherche et conservation au Zoo de Granby, tient une grande chauve-souris brune dans ses mains avant de la libérer à la Ferme Héritage MinerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louis Lazure, biologiste et coordonnateur recherche et conservation au Zoo de Granby

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand


Une réputation surfaite

L'animal a mauvaise réputation. Certes, on l'a associé aux vampires, aux endroits obscurs et menaçants. La chauve-souris a même eu son rôle à jouer dans la carrière de certains chanteurs rock, comme Ozzy Osbourne à l'époque de Black Sabbath.

Mais l'image menaçante qui colle à la peau de l'animal est surfaite, insiste Louis Lazure.

« On a rarement la chance de les voir de près, mais ce sont des insectivores et elles consomment des insectes nuisibles. La présence de chauves-souris va en fin de compte réduire l'utilisation de pesticides par nos agriculteurs », précise le biologiste.


Un employé du Zoo de Granby tente d'aider une grand chaude-souris brune à prendre son envolAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une grande chauve-souris brune

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand


Aussi, la croyance veut que les chauves-souris cherchent à s'accrocher aux cheveux des gens. L'idée tient de la légende. L'hiver, les petites bêtes se réfugient souvent dans les greniers. Elles peuvent parfois être attirées par la chaleur des pièces intérieures d'une maison.

Si elles s'agrippent aux cheveux, c'est davantage parce qu'elles sont tombées du plafond et qu'elles ont rencontré quelqu'un dans leur chute. Rien de plus.


Des grandes chauves-souris brunes dans des cages avant d'être libérées à la Ferme Héritage Miner, à GranbyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des grandes chauves-souris brunes dans des cages avant d'être libérée à la Ferme Héritage Miner de Granby

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand


Un travail de moine

Remettre les chauves-souris dans la nature n'est pas une mince tâche. Il faut d'abord attendre la tombée du soleil, puis prendre les chauves-souris et attendre qu'elles s'activent. Ce n'est qu'ensuite qu'elles seront prêtes à prendre leur envol.

Au centre de l'écran, une grande chauve-souris brune qui prend son envol. Au bas de l'écran, une équipe de tournageAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Au centre de l'écran, une grande chauve-souris brune qui prend son envol

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Si elles ne sont pas prêtes, il suffit de les accrocher à un arbre, à l'abri des regards.

Chose certaine, il est déconseillé au commun des mortels de prendre l'animal. Si on retrouve une chauve-souris dans sa maison, l'été, on ouvre portes et fenêtres le temps qu'elle regagne l'extérieur. L'hiver, on l'attrape dans une boîte et on appelle le ministère de la Faune. Il y a toujours un risque que l'animal soit porteur de la rage.


Une grande chauve-souris brune accrochée à un arbreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une grande chauve-souris brune accrochée à un arbre

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand


Pour les plus courageux, une autre bonne action est d'installer un dortoir, rien de moins.

« Avoir un dortoir et avoir des chauves-souris à la maison ne cause aucun problème », conclut Louis Lazure

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Animaux