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Un des secrets de la défense des narvals révélé?

Trois narvals nageant à la surface dans les eaux de l'Arctique canadien.

Des narvals dans les eaux de l'Arctique canadien.

Photo : Associated Press / Kristin Laidre

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des drones de Pêches et Océans Canada ont permis de tourner des images inédites de narvals dans l'Arctique. Dévoilées vendredi, elles montrent entre autres un narval se servir de sa défense pour frapper une morue afin de mieux ensuite manger sa proie. Du jamais vu.

Un texte d'Antoine Aubert

Particulièrement peureuse, fuyant l'homme, la licorne de mer demeure l’un des animaux marins les plus mystérieux. Le cinéaste Adam Ravetch, qui a participé à cette prise vidéo sur le comportement estival des narvals dans le détroit de Tremblay, au Nunavut, peut s’estimer chanceux. Les images du Californien ont été publiées sur YouTube par le Fonds mondial pour la nature-Canada.

 

Avant cette découverte, on savait depuis plusieurs années que le narval utilisait sa défense comme un radar, au grand dam des plongeurs, comme nous l’a raconté en entrevue le vidéaste sous-marin québécois Mario Cyr.

« Il y a 10 ans, j’étais sur le bord de la banquise et des troupeaux de narvals s’en venaient. Quand je descendais dans l’eau, il n’y en avait pas un. On a compris qu’en réalité, ils me localisaient de très, très loin. »

— Une citation de  Mario Cyr

L’utilisation de drones, non repérables par les narvals, a permis à Adam Ravetch de contourner leurs radars à longue portée et ainsi de découvrir une autre fonction à cette excroissance en spirale de la canine gauche qui peut atteindre jusqu’à 3 mètres chez les mâles. « C'est toujours mon objectif, en tant que cinématographe de la faune arctique, de parvenir à documenter un comportement animalier que personne n'a observé avant moi et de pouvoir enrichir ainsi les archives de l'histoire naturelle », a expliqué Adam Ravetch dans un communiqué publié vendredi par Pêches et Océans Canada.

Selon Mario Cyr, le narval peut détecter à un kilomètre de distance des bancs de poissons, vers lesquels il peut ensuite se diriger pour se nourrir. « Les scientifiques sont encore convaincus que la fonction première de la défense est probablement liée à la sélection sexuelle », précise de son côté Pêches et Océans Canada. L'organisme fédéral déclare vouloir mieux comprendre le comportement de ces mammifères afin d'être capable de les protéger face aux effets du réchauffement climatique.

On compte environ 158 000 narvals dans la baie de Baffin et quelque 12 500 dans la baie d’Hudson.

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