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Les livraisons de repas prêts à cuisiner : l’affaire est dans le sac

Préparation d'une salsa verde d'un service de livraison de repas prêts à cuisiner.

Préparation d'une salsa verde d'un service de livraison de repas prêts à cuisiner.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des entreprises telles que Chef's Plate, Cook It et Goodfood promettent de la simplicité et des saveurs avec leurs services de repas prêt-à-cuisiner. Cette façon de manger connaît une popularité grandissante auprès de consommateurs et bouleverse l'industrie de l'alimentation.

Un article de Jonathan Bouchard

Le concept est simple. Le client reçoit chaque semaine une boîte dans laquelle se trouvent des sacs qui contiennent la quantité exacte d’ingrédients pour préparer un repas. Le tout est accompagné de fiches-recettes détaillées pour réaliser ses exploits culinaires.

Ces services-là répondent à une tendance de fond : le besoin d’éviter la corvée ou la tâche d’aller faire l’épicerie et le désir de nouveauté et de changement.

Jordan Le Bel, professeur de marketing alimentaire, à l'École de gestion John Molson, Université Concordia
Des épinards, de la bavette, des pommes de terre, un oignon, une tomate verte, de la lime et des épices.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tous les ingrédients requis pour un repas d'un service de livraison de repas prêts à cuisiner.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

Un modèle qui gagne en popularité

Judith Fetzer a vu une boutique qui préparait des ensembles-repas lors d’un voyage en Allemagne. De retour au Canada, elle a voulu répéter le modèle en ligne. Deux ans plus tard Cook It, l’entreprise qu’elle a cofondée effectue 1200 livraisons par semaine au Québec. Elle compte aussi étendre ses services en sol ontarien au cours de la prochaine année.

Cook It est loin d’être le seul joueur. L’entreprise ontarienne Chef’s Plate s’est récemment liée à de nombreux investisseurs afin de poursuivre sa croissance. Le service Goodfood vient de faire son entrée en bourse.

L’approvisionnement et le développement de recettes figurent parmi les principaux défis de ce service.

Madame Fetzer explique que son équipe développe ses recettes en fonction des produits de saison.

On règle le problème du gaspillage alimentaire(...) C’est une tomate sur deux, une patate sur deux, steak sur deux qui se ramassent à la poubelle. On n’est pas dans un environnement où l'on peut se permettre de telles choses. Rien n’est gaspilé chez le consommateur ni chez l’entreprise.

Judith Fetzer, confondatrice, Cook It

Selon Jordan LeBel, ces repas viennent, en quelque sorte, responsabiliser les consommateurs.

« Lorsque le consommateur s’est engagé à acheter quelque chose, il y a plus de chances de vraiment l’utiliser », affirme-t-il.

Une assiette de steak chilien accompagné de pommes de terres, salade d'épinards et de salsa verde.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une assiette de steak chilien accompagné de pommes de terres, salade d'épinards et de salsa verde.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

Un concept qui va durer

Jordan Le Bel, professeur de marketing alimentaire, croit que le concept est là pour rester.

Il rappelle que ce modèle de consommation en ligne et personnalisé correspond parfaitement au profil des vingtenaires qui ont tendance à faire beaucoup d’achats en ligne.

Cette tendance inquiète les géants de l’alimentation

Au cours des dernières années, les épiceries ont modifié leurs services.

Par exemple, une chaîne d’épiceries américaine a démarré un service de repas semblables. D’autres épiceries misent sur les commandes en ligne et les services de livraison.

Les services de livraison de repas prêts à cuisiner ne pourront jamais complètement remplacer une escale à l’épicerie, pour faire le plein de certains essentiels du garde-manger. Or, ils permettent aux gourmands d’assouvir leur faim, un sac à la fois.

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