•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
« Chercher Sam », de Sophie Bienvenu

« Chercher Sam », de Sophie Bienvenu

Photo : Radio-Canada / Cheval d’août

Radio-Canada

Quel livre d'ici aimeriez-vous offrir à ceux qui nous dirigent?
Découvrez Les incontournables 2017.

Le choix du public
Titre : Chercher Sam
Auteure : Sophie Bienvenu
Éditeur : Le Cheval d’août, 2014

POURQUOI RECOMMANDEZ-VOUS CE LIVRE À CEUX QUI NOUS DIRIGENT?

Ce livre nous sensibilise au monde des sans-abri, on comprend bien comment une personne peut basculer dans ce mode de vie si elle manque de soutien. J'aimerais que nos gouvernements comprennent que lorsque l'on coupe dans l'aide sociale, la santé, l'éducation, dans les organismes qui aident les plus démunis, etc., on risque fortement que le nombre de sans-abri augmente.
Chantal Veilleux, Sherbrooke (Québec)

Ce livre représente la misère contemporaine, le mal de vivre de nombreux jeunes, et le manque poignant de ressources pour s'en sortir. Une dure réalité, à laquelle certains sont confrontés quotidiennement.
Meyranie Giroux, Edmonton (Alberta)

Ce roman est le meilleur exemple pour ouvrir les yeux sur l'itinérance et ses causes. Il permet de changer complètement la vision de l'itinérance et donne le goût d'offrir plus à ces gens.
Marianne Simard, Jonquière (Québec)

RÉSUMÉ

Mathieu vit dans la rue. Il l'a choisi. Ce n'est pas un aventurier, et ça n'a rien à voir avec la liberté. Est-ce qu'il s'autodétruit? Est-ce ainsi qu'il se préserve? Peu importe. Sa chienne Sam est là, qui l'aide à continuer. Mais quand elle disparaît, Mathieu doit mettre fin à son errance. Pour la retrouver, il entreprend un voyage dont les bifurcations le ramènent au secret de son passé. Chercher Sam s'intéresse aux survivants. Dans une langue cassée et tendre, Sophie Bienvenu déboîte puis remonte le délicat assemblage de poupées gigognes qui constituent la mémoire humaine, jusqu'au cœur, et jusqu'à la plus petite raison d'espérer.

EXTRAIT

La joie dure une seconde. Ces matins-là, on est presque bien, et j'ai presque envie d'en profiter un peu. Mais j'ai trop peur que mon cerveau embarque et gâche tout, alors je ferme les yeux sur le rose et les chats, je me retourne pour bien sentir le sol sous mes os et je sors les deux bras du sac de couchage d'un coup, comme si je plongeais dans un lac gelé. N'importe quoi pour ne pas penser. Sam soupire. Je me rendors. C'est apaisant, un coeur qui bat sous ta main. Même si c'est rien qu'un coeur de chien.

 

Livres

Arts