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Les travailleurs de la construction déposent une offre finale

Maison en construction

Maison en construction

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

EXCLUSIF - Les négociations déjà très difficiles dans l'industrie de la construction se corsent davantage, a appris Radio-Canada. Selon nos informations, les représentants syndicaux des travailleurs de la construction ont déposé jeudi après-midi une offre qualifiée de finale à la partie patronale.

« Nous allons analyser la proposition jusqu'à mardi prochain », a confirmé Éric Côté, porte-parole de l'Association de la construction du Québec (ACQ), qui représente la partie patronale dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel. « C'est une offre à sens unique qui ne tient pas compte de nos demandes. C'est une stratégie délibérée pour nous lancer dans un conflit de travail », ajoute M. Côté.

Il affirme également qu'à la table des négociations, les syndicats ont indiqué qu'à défaut d'acceptation de cette dernière offre, un conflit éclaterait à la fin du mois.

Vote massif en faveur de la grève

Depuis janvier dernier, des dizaines de votes de grève se sont tenus dans l'industrie.

La plus récente compilation de ces scrutins conclut que les travailleurs appuient à plus de 93 % le déclenchement d'une grève si les parties n'en viennent pas à une entente.

Plus spécifiquement, ils sont 93,4 % dans le secteur de la construction résidentielle, 94,9 % dans le génie civil et la voirie, 95,6 % dans l'industriel et 95,4 % dans l'institutionnel et le commercial.

Les cinq organisations qui forment l'Alliance syndicale - à savoir la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction, le Syndicat québécois de la construction, la CSD-Construction et la CSN-Construction - représentent les 175 000 ouvriers de l'industrie au Québec dans ces quatre secteurs d'activités.

Demande de rétroactivité des syndicats

Parallèlement aux pourparlers qui se déroulaient à Montréal, des représentants de l'Alliance syndicale étaient à Québec pour demander à la ministre du Travail, Dominique Vien, d'apporter des changements législatifs afin de rendre rétroactives les conventions collectives signées dans l'industrie de la construction.

« On a une situation que les patrons laissent traîner parce qu'ils savent qu'ils n'auront pas à nous payer nos augmentations de salaire et les autres gains monétaires de façon rétroactive », affirme Michel Trépanier, porte-parole de l'Alliance syndicale de l'industrie de la construction.

Les conventions collectives sont échues depuis le 30 avril dernier et les syndicats évaluent les pertes à 8 M$ par semaine pour les travailleurs de la construction. Ils ont d'ailleurs remis à la ministre une pétition de 40 000 noms de travailleurs de la construction afin de sensibiliser la ministre à leur cause.

L'APCHQ réplique

L'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ), qui négocie au nom des entrepreneurs du secteur résidentiel, digère plutôt mal cette sortie des syndicats.« Pourquoi ils ont attendu au mois de mars pour s'asseoir à la table et négocier alors que nous étions prêts depuis septembre dernier? » demande le directeur des communications de l'APCHQ, François-William Simard.

Les différents acteurs de l'industrie de la construction sont présentement en discussion en compagnie d'un conciliateur nommé au début de mois. Les parties ont droit de grève ou de lock-out à partir du 22 mai dans le cas du secteur non résidentiel. Pour le secteur résidentiel, on parle plutôt du 24 mai.

Au cabinet de la ministre Dominique Vien, on indique que les pourparlers se poursuivent et on garde bon espoir de voir les parties en venir à des ententes négociées.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

Avec les informations de La Presse canadienne

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