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Une espérance de vie normale grâce aux nouveaux traitements contre le VIH

Un homme reçoit par infusion un cocktail de médicaments antirétroviraux dans le cadre d'une étude sur le VIH, dans l'État du Maryland, aux États-Unis.

Un homme reçoit par infusion un cocktail de médicaments antirétroviraux dans le cadre d'une étude sur le VIH, dans l'État du Maryland, aux États-Unis.

Photo : Reuters / Gershon Peaks/RVN

Radio-Canada

Le perfectionnement des traitements contre le sida permettrait aujourd'hui d'assurer aux plus jeunes personnes atteintes par le virus une espérance de vie « normale », révèle une récente étude publiée dans la revue scientifique The Lancet.

Des chercheurs de l’Université de Bristol, au Royaume-Uni, ont ainsi établi qu’une personne dans la vingtaine qui souffre du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) peut vivre jusqu’à 10 ans de plus si ses traitements antirétroviraux ont commencé en 2010 plutôt qu’en 1996.

Près de 88 500 personnes vivant avec le VIH, en Amérique du Nord et en Europe, ont participé à l’étude. Les chercheurs ont analysé les taux de mortalité durant les trois années qui ont suivi le début des traitements de chaque participant.

Ils ont pu observer que les personnes ayant commencé la prise de médicaments de 2008 à 2010 ont été moins nombreuses à mourir dans cette période, en comparaison avec celles qui ont amorcé leur traitement de 1996 à 2007.

Selon les conclusions tirées par les auteurs de l’étude, un patient de 20 ans qui aurait commencé le traitement antirétroviral après 2008 pourrait vivre jusqu’à 78 ans, ce qui correspond à la moyenne de la population.

L’efficacité des traitements d’aujourd’hui serait due aux avancées qui ont permis de parfaire les médicaments, en réduisant, par exemple, leurs effets secondaires.

Les médecins ont désormais recours à des traitements qui permettent de mieux prévenir et contrer la reproduction du virus dans l’organisme. Il est aussi plus difficile pour le virus de développer une résistance aux nouveaux médicaments.

Les progrès remarquables réalisés au cours des 20 dernières années ont permis de faire chuter la proportion de personnes qui n'ont pas reçu de diagnostic.

Malgré tout, plusieurs acteurs du milieu rappellent que la lutte n’est pas terminée, notamment en matière d’accessibilité aux soins. Encore aujourd’hui, près d’une personne sur huit atteinte du VIH ne le sait pas.

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