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Deux pilotes d'hélicoptère se préparent au décollage de leur engin

Un pilote d'hélicoptère et son copilote se préparent au décollage. Depuis le début des inondations, des membres des Forces armées survolent la province pour identifier les secteurs les plus à risque.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Chaque jour, depuis le début des inondations, des membres des Forces armées survolent sans relâche la province pour identifier les secteurs les plus à risque et répondre aux besoins des municipalités et de leurs citoyens. Ces missions dites de « reconnaissance » sont cruciales dans cette « bataille contre les eaux », comme nous l'avons constaté.

Un texte de Julie Marceau

Mercredi matin 7 h. Le caméraman Jérôme Voyer-Poirier et moi quittons la base militaire de Longue-Pointe, dans l’est de Montréal, pour nous envoler vers Berthierville.

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La journaliste Julie Marceau et le caméraman Jérôme Voyer-Poirier à bord d'un hélicoptère des Forces armées canadiennes.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Objectif : faire l'état des lieux, ce qu'on appelle dans le jargon militaire une « mission de reconnaissance ».

« Jet 2 is generating »… L’hélicoptère du 438e Escadron décolle. À bord, un pilote d’expérience : le capitaine Jean-Pierre Turcotte.

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Le capitaine Jean-Pierre Turcotte (à gauche) et le lieutenant-colonel Christian Marquis (à droite), membres des Forces armées canadiennes.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

« Ce qu'on voit ici, c'est sans précédent, raconte-t-il. J'ai vu les inondations au Manitoba, j’ai vu la crise du verglas, les inondations au Saguenay, mais dans la région de Montréal, comme ça, c'est incomparable. »

Tout en survolant le fleuve Saint-Laurent, le capitaine explique que les missions aériennes permettent non seulement de prendre une « photo générale » de la situation et de se déplacer n'importe où, mais surtout de faire un inventaire des « urgences » – une tâche qui pourrait prendre plusieurs jours au sol.

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Un hélicoptère des Forces armées canadienne survole la région de Montréal pour constater l'état des inondations.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Voyer-Poirier

« En ce moment, on observe tous les différents endroits qui sont affectés. C'est quelque chose qu'on ne peut pas faire à partir du terrain », explique-t-il.

Premier secteur problématique que nous survolons : Berthierville, où l'état d'urgence a été décrété. L’armée a d’ailleurs renforcé ses opérations dans le secteur après notre survol.

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Le lieutenant Frédéric Langlois, des Forces armées canadiennes.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

À l'est de Sorel-Tracy, plusieurs maisons et terres agricoles sont aussi submergées – des zones qui ont été beaucoup moins médiatisées.

Tout au long de la rivière des Mille-Îles, plusieurs maisons riveraines sont aussi inondées à Bois-des-Filion, Rosemère et Boisbriand.

Nous contournons l’île Bizard et l’île Mercier toujours sous haute surveillance. « La flotte totale! », s’exclame le copilote du capitaine Turcotte.

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Vue aérienne des inondations dans le secteur de Berthierville, où l'état d'urgence a été décrété.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Celui qui dirige la mission de reconnaissance est le lieutenant-colonel Christian Marquis du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment. La mission lui permet, en collaboration avec les municipalités et la sécurité civile, de prévoir où les troupes se concentreront pour les 72 prochaines heures.

« On a réalisé que [le long de] la rivière des Prairies, c’était très bien, explique-t-il. Mais en ce qui concerne la rivière des Mille-Îles, dans le coin de Rosemère et Boisbriand – ce à quoi on ne s’attendait pas –, on a vu des quartiers qui étaient plus inondés, alors on va aussi envoyer du monde-là. »

 

C'est d'ailleurs sous la supervision du lieutenant-Colonel Marquis, dans le cadre d'une opération similaire à Saint-André-d'Argenteuil, mardi, qu'un ingénieur a proposé une idée originale pour régler le problème de la route 344, qui était inondée.

« Il a dit : "On va faire deux digues de chaque côté. On va prendre les pompes des pompiers, et puis on va pomper ça" », raconte-t-il, avouant avoir été sceptique au début.

Mais après avoir écouté les arguments de son équipe, « j'ai dit : "Ok, on le fait" », raconte-t-il.

La route 344 a été rouverte dès le lendemain.

« Ce que je peux souhaiter, c'est que tout redevienne à normale, que les gens puissent débuter l'été correctement », confie le lieutenant-Colonel Marquis.

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Depuis le début des inondations, des hélicoptères des Forces armées canadiennes survolent la province pour identifier les secteurs les plus à risque.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

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