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Comment Rimouski s’organise-t-elle pour accueillir les réfugiés?

La première famille de réfugiés parrainés par l'État est arrivée à Rimouski à la mi-avril.

La première famille de réfugiés parrainés par l'État est arrivée à Rimouski à la mi-avril.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Rimouski a accueilli ses 15 premiers réfugiés parrainés par l'État depuis qu'elle a reçu la désignation de ville d'accueil. C'est un défi pour les services de santé et d'éducation de la région, qui accueillent cette clientèle pour la première fois.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Le mandat d’organiser l’arrivée des réfugiés revient à l’organisme Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent, qui a dû embaucher une deuxième personne vu l’ampleur de la tâche.

Rimouski accueille déjà une quarantaine d’immigrants chaque année, mais à ce nombre vont s'ajouter 200 réfugiés d'ici juin 2019. De plus, ces réfugiés ont besoin de davantage d’accompagnement, explique la directrice d’Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent, Mahnaz Fozi.

« C’est différent des immigrants économiques parce que ces derniers connaissent généralement la langue et sont beaucoup plus autonomes. [Les réfugiés] ont des difficultés au niveau de la langue, mais aussi au niveau des connaissances générales, de comprendre comment ça fonctionne ici », explique Mme Fozi.

La directrice de l'organisme Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent, Mahnaz FoziAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La directrice de l'organisme Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent, Mahnaz Fozi

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Davantage de ressources en francisation

La Commission scolaire des Phares a embauché six enseignants pour répondre aux besoins des réfugiés attendus à Rimouski. Elle précise que l’argent vient du gouvernement provincial.

Pour les jeunes d’âge primaire et secondaire, elle a mis sur pied des classes d’accueil. Les jeunes y passeront environ un an pour apprendre le français et mettre à niveau leurs apprentissages, avant d’intégrer les classes régulières.

« C’est une clientèle qui, par son parcours migratoire, a vécu des choses assez importantes. Ils arrivent de camps de réfugiés, donc on ne sait pas [où ils en sont] au niveau de la scolarisation, au niveau de la langue. Il y a beaucoup de défis au niveau social également », souligne Denis Tremblay, coordonnateur aux services éducatifs de la Commission scolaire des Phares.

La commission scolaire organise aussi des classes de francisation pour les adultes. Elle s’attend à ce qu’environ 120 adultes fréquentent ces classes au cours des deux prochaines années.

Commission scolaire des PharesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Commission scolaire des Phares

Photo : Radio-Canada

Une clinique pour évaluer l’état de santé

Le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent a mis en place une clinique pour les réfugiés, afin qu'ils puissent subir un examen complet de leur santé physique et mentale dès leur arrivée. Quatre personnes y travaillent à temps partiel, grâce à des budgets spécifiques fournis par Québec.

Les défis sont nombreux pour le personnel médical, explique Frédéric Audibert, coordonnateur des services en santé mentale au CISSS du Bas-Saint-Laurent. La barrière de la langue peut doubler le temps d’intervention et les réfugiés peuvent présenter des problèmes de santé nouveaux. « Des blessures d’obus, parfois, mais aussi des blessures psychologiques, des traumas », illustre-t-il.

M. Audibert précise toutefois que les réfugiés n’ont pas d’accès privilégié à un médecin de famille ou aux services de santé, une fois la première évaluation terminée.

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