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En cas d'urgence, « appelez la police et elle viendra vous aider »

Deux policiers de la Sûreté du Québec essaient de convaincre un résident de Rigaud de quitter son domicile le 7 mai 2017.

Deux policiers de la Sûreté du Québec essaient de convaincre un résident de Rigaud de quitter son domicile le 7 mai 2017.

Photo : Reuters / Christinne Muschi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si l'eau commence à se retirer dans l'ouest de la province, des milliers de sinistrés continuent d'être mis à rude épreuve par les inondations. En attendant un retour à la normale, les autorités patrouillent pour assurer la sécurité de la population et celle de leurs biens.

Dans le secteur de Rigaud, où quelque 400 personnes ont été évacuées de leur domicile (Nouvelle fenêtre), les voies demeurent inondées, et la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC) tente d'apporter sa contribution.

« On veut démontrer une présence sur l’eau, et faire du sauvetage ou de la recherche si des gens tombent à l’eau », a indiqué le commandant Serge Jacques en entrevue à ICI RDI.

Les quais et les descentes de bateaux sont inaccessibles, explique M. Jacques, et les conditions demeurent précaires : l’eau est très opaque, et plusieurs obstacles et détritus couverts par l’eau risquent de provoquer des accidents.

« On voit des cabanons, des pneus, des bonbonnes de propane, des arbres, des matériaux […] sur les cours d’eau », illustre-t-il.

Un pneu et des déchets jonchent le sol dans les rues de Cartierville à Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'eau se retire, les déchets apparaissent.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Dans ce contexte, l’objectif de la GCAC est de porter assistance à la population et d’assurer sa sécurité physique. Avec l’aide de bénévoles, la GCAC est présente 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sur les rivières Rigaud et des Outaouais.

« Dès qu’il y a un incident maritime impliquant une embarcation nautique, notre mandat est d’intervenir le plus rapidement possible », assure Serge Jacques.

Un travail de coordination

Pour la sécurité des biens des résidents et celle des bâtiments, le mandat relève plutôt de la Sûreté du Québec et des différents services de police. En période prolongée d’inondations, la population doit-elle s’inquiéter des risques de pillage?

Marie-Claude Dandenault, commandante au Service de police de la ville de Montréal (SPVM), souhaite rassurer les citoyens. « On a entre 100 et 125 policiers attitrés par zone sinistrée, présents de jour comme de nuit, assure-t-elle. On est aux aguets, mais nous n’avons pas eu affaire à ça [du pillage, NDLR] et on espère que ça va continuer ainsi. »

Pour garantir la sécurité de tous, les autorités civiles misent sur un travail de coordination entre les pompiers, l'armée et les différents services de police. « Il y a une volonté de s’occuper de la population, et tous travaillent en concertation pour y arriver », explique la commandante Dandenault.

Du même souffle, elle demande aux résidents de coopérer avec les autorités plutôt que d’intervenir eux-mêmes dans les opérations de sauvetage. « Le danger, même si l’intervention citoyenne est de bon cœur, c’est de nuire au travail des autorités et de causer plus de dommages. Il faut éviter les gestes isolés. Appelez la police et elle viendra vous aider. »

 

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