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Une photo de son nounours au profit des enfants autochtones

Cindy Blackstock et des ours en peluche témoins

La directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, Cindy Blackstock, avec des ours en peluche témoins dans son bureau à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle campagne de sensibilisation souhaite que les gens publient une photographie de l'ours en peluche de leur enfance sur les réseaux sociaux. Elle veut faire la lumière sur le principe de Jordan, qui vise à assurer aux enfants autochtones le même accès aux services de santé que les autres petits Canadiens.

Il y a une dizaine d'années, Jordan River Anderson, un Autochtone de 5 ans, mourait dans un hôpital au Manitoba, faute d'avoir reçu des soins à domicile. En cause, une querelle qui a duré deux ans entre les gouvernements provincial et fédéral pour définir qui devait financer les soins de l'enfant.

De cette tragédie est née le principe de Jordan, adopté le 10 mai 2007 par la Chambre des communes, qui vise à mettre fin à la discrimination envers les enfants autochtones en raison du financement inéquitable et insuffisant des services à l’enfance offerts dans les réserves.

L’an dernier, le Tribunal canadien des droits de la personne avait ordonné au gouvernement fédéral d’appliquer pleinement le principe de Jordan à partir du 10 mai 2016.

Photo de Jordan Anderson prise en 2003, deux ans avant sa mort. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jordan Anderson est né dans la communauté crie de Norway House dans le nord du Manitoba avec une maladie génétique grave qui demandait un suivi médical intensif. ll est mort à l'âge de cinq ans en 2005.

Photo : Assemblée des chefs du Manitoba

Toutefois, comme le note la directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada (SSEFPNC), Cindy Blackstock, les engagements relatifs à cette loi n’ont toujours pas été pleinement respectés.

Mme Blackstock explique que la SSEFPNC a choisi un ourson comme mascotte de sa cause, non seulement parce qu’il s’agissait du jouet préféré du petit Jordan, mais aussi parce que pendant 10 ans, la directrice générale en a apporté un, surnommé Spirit Bear, aux audiences du Tribunal canadien des droits de la personne où témoignaient des enfants victimes d’inégalités systémiques.

Je pensais qu’il nous fallait quelque chose dans la salle d’audience pour nous rappeler que nous parlions de la vie de vrais enfants et de leurs familles.

Une citation de : Cindy Blackstock, directrice générale de la SSEFPNC

La SSEFPNC demande aux internautes de faire circuler leurs photos d’ours en peluche avec les mots-clic #JordansPrinciple et #10ansOnAttend.

La Société encourage également les gens à apporter des ours en peluche dans leurs écoles et sur leurs lieux de travail pour sensibiliser leurs pairs, ainsi qu’à envoyer des lettres à leurs élus pour faire pression sur les provinces et le gouvernement fédéral.

 

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