•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un refuge montréalais veut permettre aux itinérants de mourir dignement

La Maison du Père, à Montréal

La Maison du Père, à Montréal

Photo : Radio-Canada / Laurence Niosi

Radio-Canada

Permettre aux itinérants de mourir dans la dignité. C'est ce que souhaite la Maison du Père, à Montréal, qui a inauguré mercredi deux chambres de soins palliatifs et deux autres, de soins de fin de vie, une initiative unique en son genre.

Un texte de Laurence Niosi

Le refuge pour hommes du boulevard René-Lévesque a conclu, en février, un protocole d'entente avec la Société des soins palliatifs à domicile du Grand Montréal, qui dispose de médecins, d'infirmiers et de préposés aux soins.

La Maison offre déjà des soins et autres services de santé de proximité, de même que des services funéraires à sa clientèle vieillissante. Seulement l'année dernière, le refuge a célébré les funérailles de 24 de ses usagers.

Mais ce n'est pas assez, juge François Boissy, directeur général de la Maison du Père. « On trouvait qu'il y avait un manque au niveau du service pour pouvoir ne pas mourir dans l'oubli, seul, isolé », a-t-il affirmé lors d'une rencontre avec les médias, mercredi.

« Au niveau de l'itinérance, il y a énormément d'entraide. Être à l'hôpital, c'est ne plus recevoir de visite, personne n'est là pour discuter avec eux », a-t-il ajouté.

La direction de la Maison du Père a donc cédé aux demandes des itinérants malades, qui désiraient rester au refuge durant leurs derniers jours.

Une des deux chambres de soins de fin de vie de la Maison du Père, à MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une des deux chambres de soins de fin de vie de la Maison du Père, à Montréal

Photo : Radio-Canada / Laurence Niosi

Les bénévoles du refuge, dont plusieurs ont accompagné des itinérants en fin de vie, se réjouissent eux aussi de la nouvelle. « Ici [les itinérants] sont bien, pourquoi les prendre et les envoyer ailleurs? Leur famille est ici, nous, en tant que bénévoles, on fait partie de leur famille et ils font partie de la nôtre », raconte Dave Turner.

La Maison du Père existe depuis 48 ans. Le refuge compte plus de 100 employés et autant de bénévoles.

Grand Montréal

Société