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Brésil : l'ex-président Lula devant la justice

L'ex-président Lula, brandissant un drapeau du Brésil à son arrivée au tribunal.

L'ex-président Lula, brandissant un drapeau du Brésil à son arrivée au tribunal.

Photo : Reuters / Nacho Doce

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva affronte pour une première fois mercredi le juge Sergio Moro, qui le soupçonne d'avoir trempé dans un réseau de corruption et de trafic d'influence impliquant le géant pétrolier étatique Petrobras.

Lula, 71 ans, icône de la gauche latino-américaine, est arrivé peu avant 13 h au tribunal de Curitiba, dans le sud du pays, pour se défendre d’accusations selon lesquelles il aurait reçu, en échange de son influence, un condo dans la station balnéaire de Guaruja de la part d’une entreprise de construction.

Son audience avec le juge Moro se déroule à huis clos et n'est pas diffusée. Le verdict n'est pas attendu avant plusieurs semaines.

Selon les procureurs, Lula aurait bénéficié de pots-de-vin totalisant 3,7 millions de reais (1,6 million de dollars canadiens) de la part de l’entrepreneur en construction OAS.

Il s’agit là d’une des cinq procédures judiciaires issues de l’enquête tentaculaire Lava jato (Lavage Express) qui vise l’ancien syndicaliste, qui a gouverné le Brésil de 2003 à 2010, et qui souhaite briguer les suffrages à nouveau lors de la présidentielle de 2018.

L’ex-président, qui nie en bloc, joue gros dans cette affaire. S’il était reconnu coupable, il pourrait écoper d’une peine de prison d’un an et être frappé d’une interdiction de se présenter à des élections, tuant dans l’œuf ses ambitions.

Des milliers de partisans de l'ex-président Lula ont campé non loin du tribunal en prévision de l'interrogatoire du juge Moro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des milliers de partisans de l'ex-président Lula ont campé non loin du tribunal en prévision de l'interrogatoire du juge Moro.

Photo : Getty Images / Heuler Andrey

Toujours populaire

Malgré ses démêlés avec la justice, Lula bénéficie toujours d'un fort appui populaire dans le pays. Les sondages le placent en tête des intentions de vote en vue de la présidentielle de 2018, bien qu'une bonne portion des électeurs le rejettent également.

Des milliers de partisans de Lula se sont d'ailleurs présentés à Curitiba pour l'appuyer en vue de son interrogatoire par le juge Moro. Agitant des drapeaux rouges à l'effigie du Parti des travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980, ils ont été rassemblés près du centre historique de la ville, à environ cinq kilomètres du palais de justice.

Pour éviter tout incident, le camp anti-Lula était rassemblé dans un autre quartier, au Centre civique de Curitiba. Quelques dizaines de personnes manifestaient, vêtues pour la plupart de maillots de l'équipe nationale brésilienne, derrière une grande poupée gonflable représentant Lula en uniforme de détenu.

Les environs du tribunal ont été totalement bouclés, avec d'imposantes barrières et des dizaines de policiers antiémeutes en uniforme beige.

Le président conservateur Michel Temer ne s'est pas prononcé directement sur le sujet, mais a déploré le fait que le pays soit dans un état de « conflit permanent », alors que le gouvernement tente de passer des réformes impopulaires pour sortir le pays d'une récession historique.

« Nous avons besoin de paix, de tranquillité pour que rien n'empêche le Brésil de continuer à travailler », a déclaré le chef d'État lors d'une cérémonie officielle.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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