•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Démission exigée de la ministre des Services à l’enfance de l'Alberta

La ministre des Services à l'enfance de l'Alberta Danielle Larivee

La ministre des Services à l'enfance de l'Alberta Danielle Larivee

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les partis d'opposition de l'Alberta demandent le départ de la ministre des Services à l'enfance après que CBC a révélé que six enfants vivaient toujours dans la maison où avait été placée la petite Serenity avant sa mort.

La fillette de 4 ans est morte d’un fort traumatisme à la tête en septembre 2014 alors qu’elle avait été placée par les services sociaux chez un couple de proches de la famille de sa mère. Son corps présentait des signes de malnutrition ainsi que d’abus physiques et sexuels.

Selon les informations de CBC, deux nourrissons, deux enfants en âge d’aller à l’école primaire et deux adolescents de moins de 18 ans vivent encore avec le couple.

« C’est inexcusable, c’est de l’incompétence, c’est un manque de compassion », a dit le chef des progressistes-conservateurs à l’Assemblée législative, Ric McIver.

« Une tête doit tomber. »

— Une citation de  Ric McIver, chef des progressistes-conservateurs à l'Assemblée législative

Le chef de l’opposition officielle, Brian Jean, a pressé le gouvernement néo-démocrate de questions. « Nous avons besoin de réponses. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) doit être appelée et nous devons nous assurer que ces enfants sont protégées de tout danger », a affirmé M. Jean.

Serenity, 4 ansAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La petite Serenity est morte en septembre 2014 alors qu'elle était placée sous la tutelle de proches de sa mère.

Photo : Photo fournie à CBC/Radio-Canada

Réponse du gouvernement

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a cependant rappelé qu’aucune accusation criminelle n’avait été portée dans cette affaire. Le gouvernement néo-démocrate suit, selon elle, les politiques en place. « Nous ne plaçons pas d’enfants dans un foyer concerné par une enquête. Cependant, nous ne retirons pas les enfants biologiques des familles liées à cette enquête criminelle », a répondu Mme Notley à l’Assemblée législative.

La ministre des Services à l’enfance Danielle Larivee a ajouté que les services sociaux surveillaient très étroitement ces enfants, mais qu’aucun signe de violence n’avait été signalé dans leur cas.

Le panel ministériel sur les services à l'enfance de l'AlbertaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le panel ministériel sur les services à l'enfance de l'Alberta

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Un panel inutile?

Les explications gouvernementales n’ont toutefois pas calmé l’indignation des partis d’opposition. Le chef du Parti albertain, Greg Clark, s’est interrogé sur l’utilité d’un panel sur les services à l’enfance mis en place pour pallier les dysfonctionnements des services sociaux mis à jour par le cas de Serenity. Le panel ne peut aborder des cas spécifiques qui ont déjà fait l’objet d’une enquête.

« C’est frustrant que nous ne puissions pas parler de son cas pendant le panel sur les services à l’enfance. Je comprends que l’enquête est en cours, mais aucune accusation n’a été portée », a remarqué M. Clark.

Le panel doit rendre son rapport final sur le fonctionnement du système des services à l’enfance au plus tard le 1er août.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !