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Forte hausse de l’usage de naloxone pour contrer le fentanyl au N.-B.

Gros plan sur une fiole de naloxone posée sur une table entourée de seringues
Les paramédicaux néo-brunswickois ont reçu comme consigne d'administrer de la naloxone plus souvent pour contrer les surdoses d'opioïdes. Photo: CBC
CBC

Les paramédicaux d'Ambulance Nouveau-Brunswick se sont mis à administrer beaucoup plus souvent de la naloxone, un antidote au puissant opioïde fentanyl qui fait des ravages partout au pays.

D’après des données obtenues par CBC, ils l’ont administrée 77 fois à des gens qui faisaient une surdose de fentanyl pendant les trois premiers mois de 2017. Il s’agit d’une hausse de 222 % par rapport aux mois correspondants de 2016.

Une nouvelle politique

Cette hausse vertigineuse est en grande partie attribuable à une nouvelle politique en vigueur à Ambulance Nouveau-Brunswick, selon Alex Beairsto, directeur de la formation du service.

Cette politique encourage les ambulanciers à administrer la naloxone plus souvent, même si les symptômes habituels de surdose ne sont pas présents.

« C’est une drogue très sûre, explique M. Beairsto. C’est plus dangereux de ne pas l’utiliser [si on soupçonne une surdose]. »

Si un patient est inconscient et qu’il respire difficilement, les paramédicaux doivent maintenant lui donner une dose de naloxone. Ce médicament peut ranimer une personne qui fait une surdose et permettre aux ambulanciers de l’amener à l’hôpital à temps.

Une ambulance au Nouveau-BrunswickIl y a eu quatre surdoses mortelles à des opioïdes jusqu'ici cette année, au N.-B., dont une au fentanyl. Photo : ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Les enseignements de l'hécatombe dans l'Ouest

Ambulance Nouveau-Brunswick a modifié sa politique l’automne dernier lorsqu’elle a pris conscience de l’hécatombe causée par le fentanyl dans l’ouest du pays.

Au même moment, le service a augmenté la dose de naloxone que les paramédicaux devaient donner aux patients. Leurs collègues à Vancouver avaient rapporté que les anciennes doses n’étaient pas suffisantes pour inverser les effets d’une surdose à des opioïdes puissants comme le fentanyl.

« Nous donnons donc une plus grande quantité de [naloxone] et nous l’administrons plus souvent », confirme M. Beairsto.

La naloxone n'est pas largement disponible

En dépit de sa grande efficacité, la naloxone n’est toujours pas disponible pour le public en général ni même pour des groupes qui interviennent auprès des toxicomanes. Ces groupes doivent acheter elles-mêmes les trousses de naloxone dont elles estiment avoir besoin. La Nouvelle-Écosse songe à financer ces trousses à même les fonds publics.

Au moins quatre personnes ont succombé à des surdoses accidentelles d’opioïdes au Nouveau-Brunswick jusqu’ici en 2017. L’une de ces surdoses était due au fentanyl.

L’an dernier, les surdoses d’opioïdes ont fait 23 victimes dans la province, dont trois victimes du fentanyl.

Nouveau-Brunswick

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