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Saint-André-d’Argenteuil se bat contre les éléments depuis trois semaines

De nombreuses maisons de Saint-André-d'Argenteuil ont été évacués car l'eau a envahi les rez-de-chaussée.

De nombreuses maisons de Saint-André-d'Argenteuil ont été évacués car l'eau a envahi les rez-de-chaussée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La municipalité de Saint-André-d'Argenteuil, dans les Laurentides, vit sa deuxième crue printanière cette année et est inondée depuis le 17 avril. Les citoyens ne ménagent pas leurs efforts pour sauver tout ce qui peut l'être et protéger leur maison, mais les forces s'amenuisent.

« La première tâche du maire, c’est la sécurité de ses citoyens, donc, c’est ce que l’on a fait depuis le 17 avril », lance le maire de la Ville, André Jetté, lui-même sinistré.

« Quand cela a commencé à dépasser nos capacités, on a demandé l’aide de la Sûreté du Québec, de l’armée aujourd’hui et depuis quelques jours ». Dans la région, « on est des gens tissés serrés », dit-il fièrement.

Dans le malheur, il voit le côté positif des événements : personne n’a payé de sa vie, il n’y a pas eu d’accident et aucun vol n’a été rapporté, assure-t-il.

Toutefois, un drame a été évité de justesse, grâce justement à cette solidarité qui fait la fierté du maire.

Roger Léonard voulait installer un petit moteur à sa chaloupe et il a détaché l’embarcation.

« J’avais un pied dans la chaloupe et un autre en dehors, et avec le courant, ça a tiré pis là j’avais plus de forces. Je suis tombé », raconte-t-il encore ému par les événements. C’est sa voisine qui l’a vu et qui a appelé à l'aide.

Son compagnon et le gendre de M. Léonard l'ont rapidement secouru.

« Quand il m’a ramassé, je n’avais plus connaissance, je n’avais plus rien. Aussitôt qu’il m’a sorti de là, je me suis réveillé un petit peu. Il m’a sauvé la vie. »

— Une citation de  Roger Léonard, résident de Saint-André-d'Argenteuil

« Ce sont les voisins qui l’ont sauvé, qui ont crié. Moi, j’ai juste fait la job d’y aller pis de le sauver. On essaye d’aider tout le monde. Tout le monde s’entraide ici, pis on fait notre possible », témoigne Gilles Chaloux, le gendre de Roger Léonard, des sanglots dans la voix.

Des militaires construisent une digue des deux côtés de la route 344 afin qu'elle puisse être rouverte à la circulation.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des militaires construisent une digue des deux côtés de la route 344 afin qu'elle puisse être rouverte à la circulation.

Photo : Radio-Canada

Une aide précieuse

Les résidents de Saint-André-d’Argenteuil ont accueilli avec soulagement l’arrivée des militaires. Ils souhaitent vivement qu’ils restent pour les aider à nettoyer, car ils sont arrivés au bout de leurs forces.

« On n’avait déjà nettoyé, pis… », lâche désemparé Gilles Chaloux.

« On ne sera pas capables tout seuls », poursuit Jocelyn Alarie, un autre résident, qui a dû abandonner sa maison avant l’arrivée de l’armée.

« On n’a plus la capacité de suffire à ce qui nous arrive », conclut M. Léonard.

Ces sinistrés ne s’attendent pas à rentrer chez eux avant un mois.

M. Alarie sait qu’il devra démolir et reconstruire sa maison où l’eau atteint un mètre au rez-de-chaussée .Il y vit depuis10 ans et n’a jamais vu de telles inondations. Il espère qu’on lui permettra de rebâtir sur son terrain au bord de l’eau, mais il jure qu’il surélèvera la construction.

En attendant, il vit avec sa petite famille à l’hôtel, pris en charge par la Croix-Rouge.

 

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