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Le sénateur Don Meredith démissionne

Le sénateur Don Meredith

Le sénateur Don Meredith

Photo : La Presse canadienne / Colin Perkel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le sénateur Don Meredith démissionne de son poste après avoir enfreint le code d'éthique de la Chambre haute en entretenant une relation intime avec une adolescente de 16 ans.

Dans un communiqué, le pasteur pentecôtiste de 52 ans se dit « pleinement conscient que le Sénat est plus important que ses faiblesses morales ».

« Après avoir consulté ma famille et mes collègues dans les dernières semaines, j’ai pris la décision de passer à autre chose dans ma vie avec l’appui entier de ma conjointe et de mes enfants », a-t-il écrit.

« Le chemin de l'expulsion envisagé par mes collègues aura des répercussions majeures pour le Sénat du Canada. Il s'agit d'une bataille constitutionnelle dans laquelle je ne m'engagerai pas », a déclaré M. Meredith.

En effet, la constitutionnalité de son expulsion avait été remise en question, le Sénat du Canada n'ayant jamais expulsé un de ses membres.

Un rapport d'enquête de la Chambre haute, rendu public en mars dernier, avait conclu que M. Meredith avait enfreint « les normes de dignité inhérentes à la charge de sénateur et que sa conduite avait déprécié l'institution ».

Au terme de cette enquête, la conseillère sénatoriale Lyse Ricard avait jugé que Don Meredith s’était « servi de l’ascendant, du prestige et de la notoriété de sa charge, de même que de la position relative de pouvoir que lui conférait son statut d’adulte bien plus âgé afin d’attirer ou de séduire Mme M., une adolescente, qui, en raison de son âge, était suffisamment vulnérable ».

Le comité du Sénat sur l'éthique et les conflits d'intérêts avait ensuite recommandé son expulsion.

Des réactions unanimes

Le bureau du gouverneur général du Canada a confirmé mardi après-midi avoir été informé « de l'intention du sénateur Meredith de démissionner ».

La nouvelle a été accueillie avec satisfaction par plusieurs sénateurs. La conservatrice Denise Batters a notamment lâché un « bon débarras » bien senti dans le foyer du Sénat.

Sa collègue Josée Verner a aussi accueilli la nouvelle avec soulagement, tout en regrettant que « les victimes dans des causes comme ça n'ont pas toujours la victoire qu'elles méritent ».

De leur côté, le président du Sénat et le représentant du gouvernement à la Chambre haute ont préféré réserver leurs commentaires, en attendant l'avis officiel de Rideau Hall.

Certains sénateurs espèrent toutefois que cette démission ne signifie pas que l'autre enquête éthique visant Don Meredith, pour harcèlement d'anciens employés de son bureau, sera abandonnée. « À mon avis, le comité d'éthique a la responsabilité d'étudier ça. Les victimes de ces allégations-là méritent d'avoir un résultat », a déclaré le sénateur Leo Housakos.

La ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, qui a elle aussi accueilli favorablement le départ de Don Meredith, a dit souhaiter que l'enquête se poursuive.

Avec les informations de La Presse canadienne

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