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Moins de places dans les écoles d'immersion française de Vancouver

Des élèves en immersion française

Des élèves en immersion française

Photo : Canadian Parents for french

Radio-Canada

Malgré la forte demande et les listes d'attente croissantes pour les programmes d'immersion française, la Commission scolaire de Vancouver (VSB) réduit de près d'un tiers ses classes de maternelle pour la prochaine année scolaire.

Cette décision est, selon une porte-parole du service des communications de la Commission scolaire de Vancouver, le résultat du jugement de la Cour suprême du Canada rendu en novembre 2016 qui imposait un nombre d'élèves moins élevé dans les classes de la Colombie-Britannique.

La Commission dit ne pas disposer d'espace et d'enseignants suffisants pour maintenir le nombre de classes dans les maternelles. « Ce n'était pas une décision facile », a déclaré Adrian Keough, directeur des programmes spéciaux du VSB.

Nous n'avons vraiment pas beaucoup de choix.

Adrian Keough, directeur des programmes spéciaux du VSB

Concrètement, cela signifie qu'il y aura 135 places de moins pour les enfants de la maternelle par rapport aux 510 places actuelles. Chaque école touchée perdra une classe. Les établissements scolaires concernés sont les suivants :

  • École primaire Trafalgar
  • École primaire Lord Selkirk
  • École primaire Hastings
  • École primaire Lord Tennyson
  • École primaire Bilingue

Rectificatif : une version précédente de ce texte disait qu'il y aurait 150 places de moins plutôt que 135 et que l'École Jules Quesnel était également touchée. Elle ne l'est pas.

Par exemple, au lieu d'avoir trois classes d'immersion française en maternelle, une école n'en aurait plus que deux avec 20 élèves au lieu des 22 actuels, explique une porte-parole de la Commission scolaire de Vancouver.

La réduction en maternelle aura des répercussions sur l'ensemble du programme dans les années à venir, puisque moins d'élèves seront inscrits à la base.

Des parents et enseignants mécontents

« Cela n'a pas de sens », dit Endre Koszec, parent d'élève. Selon lui, cette manière de procéder n'est pas correcte bien qu'il comprenne qu'il faut prendre des mesures pour résorber le surpeuplement des classes.

Je ne comprends pas qu'on supprime des places dans le programme d'immersion française alors que les parents montrent qu'ils en veulent plus.

Endre Koszec, parent d'élève

La demande pour le programme d'immersion française est un peu plus faible cette année que la précédente, soutient une porte-parole de la Commission scolaire de Vancouver, mais les listes d'attente sont encore plus longues à cause de la réduction des places.

Certains enseignants craignent que ces réductions ne condamnent, à long terme, le programme à disparaître. Selon une enseignante de l'École Trafalgar qui n'a pas voulu être identifiée, une réduction d'élèves dans les premières années entraînera naturellement moins d'élèves dans les années supérieures, « ce qui signifie la mort du programme dans l'école », en raison d'« un effet domino ».

Et comme on n'a pas le droit d'ajouter des élèves en immersion plus tard, ils peuvent entrer en immersion seulement en maternelle et en première année, alors les chiffres vont être trop bas dans les années futures.

une enseignante de l'École primaire Trafalgar

Par ailleurs, l'enseignante ne comprend pas la décision de la Commission scolaire de Vancouver. « À Trafalgar, même après la réorganisation, dit-elle, on a toujours une salle de classe vide. » Adrian Keough a affirmé que le VSB veut que l'immersion française se redresse, mais qu'il n'y a pas de solution facile.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation