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Désastre à la mine Westray : encore du chemin à faire 25 ans plus tard

Des travailleurs sortent de la mine de charbon le 15 mai 1992. Quelques jours plus tôt, 26 de leurs collègues ont perdu la vie à la suite d'une explosion dans la mine.
Des travailleurs sortent de la mine de charbon le 15 mai 1992. Quelques jours plus tôt, 26 de leurs collègues ont perdu la vie à la suite d'une explosion dans la mine. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Des cérémonies commémoratives ont lieu en Nouvelle-Écosse mardi, 25 ans après la catastrophe de la mine Westray. Pendant ce temps, le syndicat des métallos affirme qu'il y a encore du travail à faire pour faire reconnaître la responsabilité de l'entreprise après un accident de travail.

Le 9 mai 1992, une explosion dans la mine de charbon située à Plymouth, dans la région de Pictou, a provoqué la mort de 26 mineurs.

Quinze d'entre eux ont été ramenés à la surface, mais les onze autres n'ont jamais été retrouvés.

Un mélange de méthane et de poussière de charbon est à l'origine du drame. L'explosion a été si forte qu'elle a fait trembler des maisons situées à plus d'un kilomètre de la mine.

Une vue aérienne de la mine Westray, le 11 mai 1992. Deux jours plus tôt, une immense boule de feu a parcouru les tunnels de la mine, tuant 26 mineurs.Une vue aérienne de la mine Westray, le 11 mai 1992. Deux jours plus tôt, une immense boule de feu a parcouru les tunnels de la mine, tuant 26 mineurs. Photo : La Presse canadienne / Kerry Doubleday

Une enquête publique tenue après la catastrophe a déterminé plusieurs responsables, notamment des gestionnaires de la mine.

Encore du travail à faire pour protéger les travailleurs

Après la tragédie, le Syndicat canadien des métallos avait milité pour qu'une loi soit mise en place afin d’imposer une responsabilité criminelle aux entreprises et aux dirigeants qui omettent d’assurer la sécurité des travailleurs.

En 2004, le Parlement fédéral a fait adopter la loi C-45 en ce sens.

Le syndicat affirme cependant qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, notamment parce que la loi n'est pas appliquée de la même manière partout au Canada.

Alain Croteau, directeur au Syndicat canadien des métallos, demande à ce que la loi Westray soit appliquée de manière plus sévère.

Alain Croteau assis à son bureauAlain Croteau du Syndicat canadien des métallos Photo : Radio-Canada

« Il n’y a pas eu de condamnation depuis ce temps-là, sauf pour des montants d’argent. Ce qu’on dit c’est que quand tu tus quelqu’un, tu vas en prison. C’est la même chose qu’on demande pour les travailleurs. Vous avez été négligent en prévention, vous saviez qu’il y avait un danger et vous n’avez rien fait. Et bien vous allez en prison », dit-il.

Les amendes de 100 000 $ c’est des pinottes pour eux autres. Pour nous ça ne remplace pas une vie, ça ne remplace pas un enfant, ça ne remplace pas un frère ou une soeur.

Alain Croteau, directeur québécois du Syndicat canadien des métallos

Au Canada, plus de 1000 décès sont recensés tous les ans à la suite d’un accident de travail.

Depuis l’adoption de la loi C-45, seulement une dizaine d'entreprises ont été tenues criminellement responsables après un accident et personne n’a reçu de peine d’emprisonnement.

Avec des informations d'Audrey Roy et de La Presse canadienne.

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