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Protection des enfants : le premier ministre de l'Î.-P.-É. entrouvre une porte

Les jambes d'un enfant et un ourson en peluche sur le sol.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard entrouvre pour la première fois la porte à la création d'un bureau du protecteur de l'enfant.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard adoucit sa position par rapport à la création d'un bureau du protecteur de l'enfant. Après avoir refusé plusieurs fois de mettre sur pied un tel organisme, Wade MacLauchlan signale maintenant un changement de cap.

Un texte de François Pierre DufaultTwitterCourriel 

L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province qui n'a pas de protecteur des enfants ayant le pouvoir de recevoir les plaintes, d'enquêter et de formuler des recommandations au gouvernement.

Il s'agit pourtant de la recommandation phare du coroner qui a enquêté sur la mort du petit Nash Campbell 4 ans, tué par sa mère près de Tignish en 2013.

Mais le premier ministre Wade MacLauchlan a longtemps dit qu'il préférait investir dans des services de premières lignes. Un protecteur de l'enfant n'aurait fait qu'alourdir la bureaucratie, à son avis.

Réévaluer les priorités

À l'Assemblée législative, Wade MacLauchlan a même accusé les partis d'opposition de réclamer la création d'un tel organisme seulement pour servir leurs propres intérêts. Ses propos ont fait réagir.

La semaine dernière, le premier ministre a entrouvert pour la première fois la porte à la création d'un bureau du protecteur de l'enfant. Selon lui, le retour à l'équilibre budgétaire donne l'occasion à son gouvernement de réévaluer ses priorités.

Je ne crois pas que c'est une question [de volonté politique], c'est une question de priorités.

Wade MacLauchlan, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard

Dans son plus récent budget, le gouvernement libéral de l'Île-du-Prince-Édouard a annoncé de nouveaux investissements de 6,6 millions de dollars dans les services sociaux.

Selon l'opposition à Charlottetown, la province insulaire pourrait mettre sur pied un bureau du protecteur de l'enfant pour moins de 1 million de dollars par année. Un organisme semblable au Nouveau-Brunswick, une province cinq fois plus populeuse, coûte un peu plus de 900 000 $ par année.

Même s'il ne rejette plus catégoriquement l'idée d'un protecteur de l'enfant, Wade MacLauchlan dit qu'il ne veut tout de même pas mettre la charrue devant les boeufs. Pour l'instant, le premier ministre souhaite que la province embauche un avocat spécialisé dans le droit des enfants.

Avec des informations de CBC

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