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Emmanuel Macron amorce sa transition vers la présidence

Emmanuel Macron a assisté à la commémoration du 8 mai 1945 aux côtés du président sortant, François Hollande, sur l'avenue des Champs-Élysées.

Emmanuel Macron a assisté à la commémoration du 8 mai 1945 aux côtés du président sortant, François Hollande, sur l'avenue des Champs-Élysées.

Photo : Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Élu dimanche président de la République avec plus de 66 % des suffrages, Emmanuel Macron a entamé lundi sa mue présidentielle en mettant ses pas dans ceux de François Hollande et en quittant la présidence de son mouvement, En marche!

L'ancien ministre de l'Économie a assisté à la commémoration du 8 mai 1945 aux côtés du président sortant, François Hollande, sur l'avenue des Champs-Élysées, avant de lui succéder officiellement dimanche prochain.

Il a ensuite déjeuné avec le conseil d'administration d'En marche, le mouvement qu'il a créé le 6 avril 2016 et dont il a abandonné la présidence à cette occasion.

La logique voudrait que le secrétaire général du mouvement, le député Richard Ferrand, soutien de la première heure, prenne la suite et conduise le mouvement aux élections législatives, s'il n'est pas appelé à un destin ministériel.

En marche, qui revendique aujourd'hui plus de 270 000 adhérents et dont l'avènement a contribué à dynamiter le paysage politique français en remettant en cause le classique clivage droite-gauche, doit désormais devenir « le parti du président », a déclaré à Reuters un proche d'Emmanuel Macron.

Selon Christophe Castaner, le nouveau parti pourrait s'appeler « La République en marche », ce que ne confirment pas d'autres sources.

C'est en tout cas sous cette étiquette que ses candidats se présenteront aux élections législatives de juin.

Le prochain défi d'Emmanuel Macron est de transformer sa victoire de dimanche en majorité parlementaire, sur les débris des partis de gouvernement qui se partageaient le pouvoir ces dernières décennies, soit le Parti socialiste et Les Républicains (ex-UMP).

Selon une enquête Harris interractive-M6 publiée dimanche, l'alliance En marche-MoDem recueillerait 26 % des intentions de vote, devant la coalition Les Républicains-UDI (22 %), le Front national (22 %) et la France insoumise (13 %).

Élection présidentielle française  

Rassembler large

Pour accroître ses chances de rassembler le plus largement, Emmanuel Macron a assoupli la règle qui imposait à un candidat investi par En marche de renoncer à son parti d'origine.

« Nous voulons une majorité composée de femmes et d'hommes qui viennent du PS, des Républicains, du centre, mais aussi, et ce sera au moins la moitié de nos candidats, de la société civile », a rappelé Christophe Castaner sur BFMTV.

Ils pourront garder leur attachement [à un parti politique] s'ils le souhaitent. Mais ils doivent s'engager à soutenir la majorité présidentielle sur le projet qui est devenu hier soir un contrat entre Emmanuel Macron et les Français.

Une citation de : Christophe Castaner, proche d'Emmanuel Macron

S'ils sont élus, ils devront ainsi siéger dans le groupe parlementaire La République en marche à l'exception de tout autre, précise-t-il, comme d'autres proches du président élu.

Selon le sénateur François Patriat, nombre de responsables politiques de droite ou de gauche ne sauteraient pas le pas s'ils étaient contraints à renier leur parti d'origine.

« Donc, on ne leur demande pas de quitter leur parti, mais on leur demande que dans la prochaine majorité les choses soient claires, que leur engagement soit total », a-t-il expliqué. « C'est pour lever un frein. »

Selon un autre parlementaire proche d'Emmanuel Macron, Stéphane Travers, cela part aussi de la volonté de tenir compte de la structure du vote de dimanche, qui s'est notamment soldé par un record de bulletins blancs et nuls (plus de 8,5 millions, soit près de 11,5 %) et d'abstention (25,44 %).

La commission d'investiture d'En marche doit terminer ses travaux dans les prochains jours.

Selon son entourage, Emmanuel Macron devait se consacrer lundi après-midi à des rendez-vous de travail, notamment avec Richard Ferrand et le maire de Lyon, Gérard Collomb, également un de ses soutiens de la première heure.

Il pourrait nommer son premier ministre le lundi 15 mai et son gouvernement le lendemain, avant un premier conseil des ministres mercredi, ajoute-t-on de source proche du président élu.


Dernier déplacement présidentiel à l'étranger pour Hollande

François Hollande et Angela Merkel se sont étreints brièvement.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

François Hollande et Angela Merkel se sont étreints brièvement.

Photo : Reuters / Fabrizio Bensch

La chancelière allemande, Angela Merkel, a chaleureusement accueilli le président français sortant, François Hollande, en fin de journée, lundi, pour un entretien privé et un dîner dans un restaurant de Berlin. C'était l'ultime déplacement présidentiel à l'étranger de M. Hollande. Il y a cinq ans, c'était aussi Mme Merkel qui l'avait reçu pour son premier voyage officiel, et ce, le soir même de son investiture du 15 mai 2012. La semaine prochaine, Emmanuel Macron visitera lui aussi Mme Merkel pour son premier voyage officiel à l'étranger. (Avec AFP)

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