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Terrains de ferraille illégaux au Nouveau-Brunswick : l'intervention des autorités réclamée

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

La vidéo On va s'revoir raconte le confinement dans les Bois-Francs.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les terrains où s'entassent de la ferraille ne sont pas rares au Nouveau-Brunswick et certains sont illégaux. Des Néo-Brunswickois en ont assez et ils réclament l'intervention des autorités pour faire un grand ménage.

Un texte d'Anne-Marie Provost

Les carcasses de voitures, les vieux refrigérateurs, les barils de métaux et autres objets sont le paysage dominant du terrain de Gérard Bastachare à LeBlancville.

Sur son vaste terrain qui va jusque dans la forêt, les couches de ferraille s'accumulent dans le désorde depuis des années et occupent tout l'espace jusque sur le bord de la route 115, à une vingtaine de minutes au nord de Moncton.

Ça dérange tout le village. Personne n'aime ça. Et les personnes de passage nous demandent ce qui se passe avec la maison et le terrain, ils se demandent si quelqu'un vit là et pourquoi on ne fait pas quelque chose.

Bernadette Melanson, résidente

À partir de la route, au fond du terrain, on aperçoit une vieille grange délabrée. La vieille maison des propriétaires est dans le même état. De petits sentiers boueux ont été aménagés à partir de la route et serpentent entre les amoncellements de métaux et de bois.

C'est sur le côté de la maison que nous frappons à la porte. La galerie est inaccessible. Tout l'espace est rempli de ferraille jusqu'au plafond et des panneaux de bois placardés bloquent la vue. Les fenêtres de la maison sont bouchées et sur le toit, le propriétaire a fixé des panneaux solaires.

La maison de Gérard Bastarache à LeBlancville.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La maison de Gérard Bastarache à LeBlancville.

Photo : Radio-Canada

Un gros chien nous répond en aboyant et en fonçant à plusieurs reprises sur la porte abîmée et à la vitre sale.

Quand Gérard Bastarache ouvre la porte, il est accueillant et sympathique, ouvert à la discussion.

Il fait parfois un peu de ménage sur son terrain en vendant la ferraille. Il se fait très rarement importuner par les autorités malgré le fait qu'il n'a pas de permis. Il se rappelle qu'il y a trente ans, on l'a forcé à construire une clôture pour cacher les déchets avant le premier congrès mondial acadien. La clôture a depuis disparu.

Il refuse toutefois de donner une entrevue formelle, car il ne veut pas attirer l'attention.

Un terrain de ferraille illégal

Le terrain ne respecte pas la loi de deux ministères du Nouveau-Brunswick.

Pour avoir le droit d'accumuler de la ferraille et de la vendre, il est obligatoire d'obtenir une licence de brocanteur du ministère de la Justice et de la Sécurité publique.

La Loi sur les lieux inesthétiques du ministère de l'Environnement oblige également les propriétaires à entourer leur terrain d'une clôture, entre autres restrictions.

Le terrain de Gérard Bastarache n'est pas le seul du genre au Nouveau-Brunswick.

Un peu plus loin sur le chemin Cove, un autre propriétaire accumule les vieux véhicules récréatifs sur le bord de la route secondaire.

Un terrain où s'empilent de vieux véhicules récréatifs, sur le bord du chemin Cove.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un terrain où s'empilent de vieux véhicules récréatifs, sur le bord du chemin Cove.

Photo : Radio-Canada

Inquiétudes pour l'environnement

Les terrains alimentent parfois les discussions à LeBlancville, surtout celui de Gérard Bastarache.

Une des voisines, Simone Henry, s'inquiète de la santé du couple Bastarache.

Bernadette Melanson, elle, a peur de l'impact de la ferraille sur l'environnement.

Il y a les courants d'eau.... toute l'huile qu'il y a dans ses voitures... l'huile, du gaz, toutes ces choses-là qui s'en vont dans la terre. Ensuite ça s'en va dans les courants d'eau. On a une rivière en bas d'ici. On a tous des puits d'eau

Bernadette Melanson
Bernadette Melanson réside à LeBlancville, sur le bord de la route 115. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bernadette Melanson réside à LeBlancville, sur le bord de la route 115.

Photo : Radio-Canada


Intervention réclamée

Les résidentes sont exaspérées et réclament l'intervention des autorités.

C'est tout le terrain que.... c'est dégueulasse. Je peux pas voir pourquoi le gouvernement ne fait pas quelque chose avec ça

Simone Henry

Bernadette Melanson abonde dans le même sens.

« Quelqu'un pourrait venir puis nettoyer ça comme il faut et sortir ça de là parce que je ne sais pas quand ça va finir », dit-elle.

Aucune des deux résidentes n'a fait de plainte.

Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique nous a répondu par courriel, tout comme le ministère de l'Environnement.

Les résidents mécontents sont invités à faire une plainte au ministère de la Justice, indique un porte-parole.

Un inspecteur pourrait alors faire enquête en coopération avec un inspecteur du ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux.

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