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Témoignages difficiles pour deux gendarmes au procès de la GRC

Un policier à côté d'une voiture

Trois agents de la GRC ont été tués et deux autres ont été blessés lors de la fusillade de juin 2014.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Témoignage difficile pour deux gendarmes aujourd'hui au procès de la GRC accusé en vertu du Code canadien du travail. Les deux policiers se sont remémorés avec beaucoup d'émotions les évènements qui ont mené à la mort de trois collègues lors de la fusillade Moncton.

Les larmes aux yeux, la voix tremblante... les agents Mathieu Daigle et Rob Nickerson sont loin d'avoir oublié la fusillade de Moncton. Les deux témoins de la couronne ont pris la barre lundi au procès de la GRC. Ils ont raconté comment leur collègue et ami Fabrice Gevaudan a perdu la vie sous leurs yeux sous les balles de Justin Bourque le 4 juin 2014.

Mathieu Daigle est considéré par la cour comme un témoin expert en utilisation de la force et en armement étant donné son passé dans les Forces armées canadiennes.
Il a raconté qu'avec son pistolet, la seule arme utilisée lors de la fusillade, il n'était pas adéquatement équipé pour faire face à Justin Bourque. Il a aussi dit qu'il y avait un gilet pare-balle rigide dans son véhicule lors de cette soirée, mais qu'il n'a pas pensé l'utiliser sans formation adéquate.

Le deuxième témoin de la journée, Rob Nickerson est revenu quant à lui sur les effets de la fusillade sur sa vie. Il souffre du syndrome de stress post-traumatique et fait des cauchemars à répétition.

Le policier qui a trouvé les corps de Gevaudan et Ross témoigne

Mathieu Daigle était visiblement nerveux lorsqu’il est arrivé à la barre des témoins. Il a raconté qu’il accompagnait Fabrice Gevaudan, un des policiers qui a perdu la vie dans la fusillade, le soir du 4 juin.

« Il y a des enfants, des familles et un individu armé qui circule. Nous devons faire contact avec lui », a-t-il relaté, en revenant sur le fil des événements. Il se trouvait alors à moins de 100 mètres de Justin Bourque.

« Je lui ai dit : “hey”. Il nous a entendus, s’est retourné et a commencé à faire feu », a ajouté le gendarme, les larmes aux yeux.

Il explique que les coups de feu pleuvaient et qu’il a réussi à trouver un abri près d’une maison.

Ce soir-là, Mathieu Daigle a trouvé les corps de deux de ses collègues : Fabrice Gevaudan et Dave Ross.

Suivez le procès ici par l'entremise des messages sur Twitter de nos journalistes :

 

Lundi matin, la Couronne a également fait entendre à la cour des enregistrements de différents appels faits au 911 et sur le système radio de la GRC.

Certains de ces enregistrements avaient déjà été entendus lors du procès de Justin Bourque.

Jusqu'à présent, plusieurs témoins de la Couronne ont expliqué lors du procès qu'ils étaient convaincus de la nécessité de doter les agents de la GRC de carabines et qu'ils avaient fait des recommandations en ce sens, parfois de façon répétée.

La GRC subit un procès pour quatre accusations non criminelles portées contre elle en vertu du Code canadien du travail. Elles ont trait à l’équipement, à la formation et à la supervision. Les accusations ne visent aucun gestionnaire ni superviseur du corps policier.

Le 4 juin 2014, les agents Doug Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross sont tombés sous les balles de Justin Bourque, embusqué avec une arme semi-automatique à Moncton. Les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont aussi été blessés lors de cette fusillade.

La Couronne soutient que la GRC aurait dû former et équiper adéquatement ses agents et leurs supérieurs afin de répondre de façon sécuritaire à une telle fusillade.

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