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Percée historique du Parti vert de la Colombie-Britannique

Andrew Weaver, le chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, n'a pas précisé avec quel parti il travaillera à l'issue du vote dans la province

Andrew Weaver, le chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, n'a pas précisé avec quel parti il travaillera à l'issue du vote dans la province

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec trois candidats élus dans l'île de Vancouver, le Parti vert a réussi à atteindre un score historique et la balance du pouvoir en Colombie-Britannique.

Son chef Andrew Weaver a remporté Oak Bay-Gordon Head avec 51,9 % des voix. Il est colauréat du prix Nobel de la paix 2007, notamment avec Al Gore, pour son engagement au sein du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Le deuxième candidat, Adam Olsen de Saanich-Nord et les îles, a obtenu 41,7 % des voix. La troisième, Sonia Furstenau de Cowichan Valley, a remporté sa circonscription avec 37 % des voix.

Lors de son discours de fin de soirée, Andrew Weaver a décrit cette victoire comme « historique » en ajoutant que les électeurs « voulaient que la politique soit menée différemment ». Puis, en quittant le podium, M. Weaver a rappelé que les verts « savent travailler avec les gens » et qu'il faut « se lancer dans la nouvelle économie ».

« Je suis heureux. »

— Une citation de  Andrew Weaver, chef du Parti vert de la Colombie-Britannique

Le reportage de Nahila Bendali

Dans le contexte d'un gouvernement minoritaire, le programme politique des verts prend une importance accrue. Andrew Weaver n'a pour l'heure posé qu'une seule condition pour le parti qui voudra obtenir l'appui de ses députés : l'élimination des dons des entreprises et des syndicats aux partis politiques.

Quelques promesses des verts :

  • Éliminer les dons des entreprises et des syndicats aux partis politiques et revoir les limites de dons;
  • Imposer une taxe de 30 % aux acheteurs immobiliers étrangers;
  • Mettre sur pied une commission pour établir un salaire minimum et mettre en place un revenu minimum garanti pour les jeunes de 18 à 24 ans qui étaient pupilles de l’État;
  • Mettre fin aux primes pour l’assurance maladie et les prélever plutôt par le biais des impôts;
  • Augmenter la taxe sur le carbone durant quatre ans à partir de janvier;
  • Lutter contre l’expansion du pipeline Trans Mountain;
  • Mettre en place un programme de garderie gratuite pour les enfants de moins de 3 ans dont les parents travaillent.

L'appui de David Suzuki

Le Parti vert, qui avait fait une autre percée historique en 2013 en faisant élire un premier député à l’Assemblée législative, disait espérer augmenter son nombre d’élus lors de ce scrutin en s’offrant comme la solution de rechange aux deux autres partis.

En fin de campagne, David Suzuki a publiquement appuyé la formation politique, une première selon le défenseur vedette de l'environnement.

Le Parti vert aurait toutefois eu besoin de remporter quatre sièges pour obtenir le statut officiel de parti à l'Assemblée législative.

Andrew Weaver, en bref

  • Né le 16 novembre en 1961 à Victoria
  • Chef du Parti vert depuis le 9 décembre 2015
  • Député dans Oak-Bay-Gordon Head, à Victoria, depuis 2013
  • Il est le premier et seul député vert à avoir été élu à l’Assemblée législative en 2013


À lire aussi
: Portrait : Andrew Weaver, le troisième joueur en C.-B. qui veut verdir l'Assemblée législative

 

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