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Boko Haram libère 83 lycéennes au Nigeria

La coordonnatrice du mouvement Bring Back Our Girls, Oby Ezekwesili, pleure tandis qu’elle manifestait avec les mères des écolières enlevées par Boko Haram, lors d’un rassemblement à Abuja en janvier 2016.

La coordonnatrice du mouvement Bring Back Our Girls, Oby Ezekwesili, pleure tandis qu’elle manifestait avec les mères des écolières enlevées par Boko Haram, lors d’un rassemblement à Abuja en janvier 2016.

Photo : Getty Images / STRINGER

Radio-Canada

Quatre-vingt-trois adolescentes enlevées par Boko Haram dans une école, il y a trois ans, au Nigeria, ont été libérées en échange de membres du groupe islamiste détenus par les autorités, ont indiqué un ministre, des sources et le père de deux des filles.

« Elles ont été libérées », a dit un ministre nigérian sous le couvert de l’anonymat. Une source militaire affirme qu’« au moins 80 jeunes filles de Chibok » ont été conduites à Banki, dans le nord-est du Nigeria.

« Elles partiront par avion vers Maiduguri (capitale de l’État du Borno) demain », a ajouté cette source.

Enoch Mark, le père de deux des adolescentes enlevées, affirme avoir été tenu au courant par le mouvement Bring Back Our Girls (BBOG) et par un officiel de l’État du Borno.

C’est une excellente nouvelle pour nous.

Enoch Mark, père de deux adolescentes enlevées

BBOG a déclaré samedi sur Twitter que « les attentes sont grandes. Nous nous réjouissons d’entendre de manière officielle que cette nouvelle est confirmée ».

L’enlèvement de masse de 276 adolescentes en avril 2014 avait provoqué l'indignation partout dans le monde. Plusieurs personnalités internationales avaient dénoncé cet enlèvement, notamment grâce au mot-clic #BringBackOurGirls (ramenez-nous nos filles).

Cinquante-sept élèves avaient réussi à échapper à leurs ravisseurs, juste après l’enlèvement.

En octobre 2016, 21 jeunes filles avaient été libérées – dont certaines avec des enfants nés en captivité –, à la suite de négociations entre Boko Haram et le gouvernement du Nigeria.

À l'époque, le porte-parole de la présidence du Nigeria avait affirmé que les négociations pour la libération des quatre-vingt-trois filles encore détenues étaient en cours.

Le Comité international de la Croix-Rouge, qui avait apporté son aide lors des négociations, a refusé de commenter l’annonce de la libération.

À la mi-avril, le Nigeria avait souligné avec tristesse le troisième anniversaire de l’enlèvement des adolescentes par le groupe djihadiste Boko Haram.

Les organisations non gouvernementales, très actives dans la région de Chibok, où se trouvait l’école des adolescentes enlevées, ont dû suspendre leurs activités dans ce secteur, ravagé par huit ans de conflit. Ce dernier a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de personnes déplacées.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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