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France : l'équipe de Macron se dit victime de piratage

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Emmanuel Macron

Emmanuel Macron

Photo : Associated Press

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le mouvement En Marche! a annoncé avoir été victime d'une « opération de piratage massive » après la publication, vendredi soir sur Internet, d'un grand nombre de documents et d'informations présentés comme émanant de l'organisation de campagne d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle.

Au total, quelque neuf gigabits de données ont été diffusées par un utilisateur du nom d'Emleaks sur Pastebin, un site de partage de documents qui autorise l'anonymat de ses contributeurs.

L'opération a été lancée juste avant la fin officielle de la campagne électorale, vendredi à minuit, heure à partir de laquelle plus aucune prise de parole politique n'est autorisée.

« Le mouvement En Marche! a été victime d'une action de piratage massive et coordonnée donnant lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes de nature diverse (mails, documents comptables, contrats…) », lit-on dans un communiqué.

« Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation », indique le communiqué qui dénonce « une opération [qui] relève manifestement de la déstabilisation démocratique » à un peu plus de 24 heures du second tour de la présidentielle.

Élection présidentielle française 

La Commission nationale de contrôle de la campagne électorale a annoncé par la suite avoir été saisie de cette affaire vendredi soir par un représentant d'Emmanuel Macron et précise dans un communiqué qu'elle se réunira samedi. Elle demande à la presse de « ne pas rendre compte du contenu de ces données » en cette période sensible.

« La diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi, notamment pénale », rappelle la commission.

Selon En Marche!, « les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement ».

L'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, qui rappelle qu'elle a été visée pendant la campagne par des actions de piratage « de façon intense et répétée », estime que l’ambition des auteurs de cette fuite « est de toute évidence » de lui nuire.

« Il ne s’agit pas d’une simple opération de piratage, mais bel et bien d’une tentative de déstabiliser l’élection présidentielle française », indique encore En Marche!, qui entend prendre « toutes les initiatives nécessaires auprès des acteurs publics et privés pour faire la clarté sur cette opération inédite dans une campagne électorale française ».

La campagne présidentielle française n'est pas la première a être assombrie par des accusations de piratage informatique.

Cela a également été le cas de la dernière campagne présidentielle aux États-Unis. Les services de renseignement américains ont indiqué en janvier dans un rapport que le président russe Vladimir Poutine avait ordonné le piratage de la campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton dans le but d'influencer le résultat du scrutin en faveur de son rival républicain Donald Trump, qui l'a finalement emporté.

Vendredi soir, alors que le hashtag #Macronleaks était en vue sur les réseaux sociaux, Florian Philippot, vice-président du Front national, s'interrogeait sur Twitter : « Les #Macronleaks apprendront-ils des choses que le journalisme d'investigation a délibérément tues? Effrayant ce naufrage démocratique. »

Le porte-parole d'Emmanuel Macron, Sylvain Fort, a répondu d'un mot sur Twitter : « Infâme ».

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