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Une barre de confinement pour bloquer un tireur fou

La barre de confinement EDC

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'invention de deux enseignants de Québec retient l'attention au 7e Séminaire international de sécurité civile qui se tient depuis jeudi au Campus Notre-Dame-de-Foy. Il s'agit d'une barre de confinement pour bloquer une porte et protéger les élèves si un tireur faisait irruption dans une école.

Un texte de Stéphanie Tremblay

Le concept est simple et l'installation aussi. La barre, qui est fixée et placée à la verticale sur le cadre d'une porte, doit être abaissée à l'horizontale en cas d'urgence. Un des deux concepteurs, Simon Lepage, affirme que la barre peut être déployée en moins de 5 secondes et qu'elle est efficace.

« Ce n’est pas "défonçable", c'est sûr. Les tests ont été faits », dit-il.

Le dispositif appelé barre de confinement ECD, qui signifie « en cas d'urgence », est fait d'aluminium peint en rouge et porte l'inscription « confinement ». Il a été entièrement conçu et fabriqué à Québec.

M. Lepage et son co-inventeur, Guy Fiset, ont travaillé un peu plus de 2 ans pour mettre au point le dispositif. L'idée est née tandis que Simon Lepage participait à un exercice de situation d'urgence à l'école où il enseigne.

« Je trouvais qu'il y avait une problématique. Le protocole prévoit huit étapes, comme éteindre les lumières, fermer la porte, mettre du mobilier en avant de la porte. On trouvait que les délais respectables pour effectuer toutes ces étapes étaient difficiles à atteindre », décrit-il.

De l'intérêt au Québec et en Europe

L'invention brevetée a été présentée aux commissions scolaires de la province, à certains cégeps ainsi qu'à plusieurs corps de police et plusieurs brigades de pompiers du Québec, de la Belgique et de la France, au cours des derniers mois.

Jusqu'à présent, deux commissions scolaires de la région de Montréal ont fait des demandes de soumission pour le dispositif, dont le coût est évalué à 250 $.

Simon Lepage a bon espoir de conclure des ventes au cours des prochains mois. Il est bien conscient des coûts engendrés pour les organisations qui veulent se doter d'un tel outil sur chacune des portes de leur établissement.

« C'est nouveau, les gens n'ont pas de comparatif. Mais on travaille fort et ça s'en vient. »

La Ville de Québec mise à contribution

Des pourparlers sont par ailleurs en cours avec la Ville de Québec. Sans vouloir trop dévoiler la teneur des échanges, les deux inventeurs mentionnent qu'ils pourraient bien profiter d'une vitrine technologique offerte par la Ville pour faire connaître leur produit à plus de gens et d'organismes.

D'autres clientèles que les écoles et les commissions scolaires pourraient être intéressées par leur produit. Les ambassades, les aéroports et les ailes psychiatriques des hôpitaux font partie des marchés potentiels.

Pour le moment, une seule barre de confinement a été installée dans une des classes du Centre de formation en transport de Charlesbourg. Il s'agit d'un projet pilote pour la Commission scolaire des Premières-Seigneuries.

Les inventeurs souhaitent que leur dispositif soit distribué à grande échelle, d'abord au Québec. « Ce serait le fun de commencer chez nous. Ça ferait rayonner la ville de Québec », dit M. Lepage.

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