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Dissidence au sein de l’UMQ sur l’abolition des référendums

Frédéric Lapointe en compagnie de conseillers municipaux dissidents

Frédéric Lapointe en compagnie de conseillers municipaux dissidents

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Radio-Canada

Une coalition d'élus appuyés par la Ligue d'action civique affirme que de nombreuses municipalités s'opposent à l'abolition des référendums prévue dans le projet de loi 122, contrairement à l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Un texte de Julie Marceau

En marge des Assises annuelles de l’UMQ, qui ont débuté jeudi à Montréal, des conseillers municipaux de différentes villes – Saguenay, Lac-Simon, Sainte-Thérèse, Val-David, Saint-André-Avellin, Lachute et Saint-Colomban – ont réclamé un report du projet de loi après les élections municipales cet automne.

« Les maires disent : "Faites-nous confiance, laissez-nous décider". Ma suggestion, à la fois aux maires et au gouvernement, c’est : si vous voulez mesurer la confiance que la population a dans les élus, attendez le résultat des prochaines élections municipales », soutient Frédéric Lapointe, président sortant de la Ligue d'action civique.

L’UMQ ainsi que les maires de Montréal et de Québec ont sommé jeudi l’opposition de cesser de faire obstruction au projet de loi sur l'autonomie des municipalités afin qu’il soit adopté d'ici la fin des travaux parlementaires à Québec. Le premier ministre Philippe Couillard a défendu le projet de loi 122 en disant faire « confiance aux élus municipaux ».

Moi je veux que chaque maire mette sur ses bulletins de vote : "Je veux enlever des droits à des citoyens", et que les citoyens tranchent. Par la suite, le gouvernement aura la légitimité de retirer des droits aux citoyens ou pas.

Frédéric Lapointe, président sortant de la Ligue d'action civique

Selon la Ligue d’action civique, de nombreux conseillers municipaux sont dissidents de la position de l’UMQ et au moins une quinzaine de municipalités ont pris officiellement position « contre » l’abolition des référendums, ou sont en voie de le faire : Gatineau, Saint-Jérôme, Baie-Comeau, Saint-Michel-de-Bellechasse, Petit-Saguenay, Saint-Lambert-de-Lauzon et Laurierville.

La coalition propose de se servir du projet de loi 122 pour interdire l’exclusion de conseillers municipaux des comités pléniers et des réunions d’un conseil municipal et ainsi assurer une meilleure démocratie dans les villes.

« S’ils donnent plus de libertés aux municipalités, plus de pouvoirs, il faut aussi qu’ils encadrent mieux les responsabilités des municipalités, parce que comme c’est là, exclure un conseiller, c’est beaucoup trop facile », explique Odette Hébert, une conseillère de Lac-Simon qui s’est vu interdire l’accès aux comités pléniers à la suite de sa participation dans un reportage.

« C’est important quand on sait tous les problèmes de favoritisme, de corruption et de collusion que les villes vivent. Les moyens que le citoyen a pour contrôler ce qui se passe, c’est à travers ses conseillers municipaux », précise Frédéric Lapointe.

En vertu de la loi de 2001 sur les municipalités, en Ontario, les comités pléniers sont obligatoires pour tous les conseillers et il est interdit de les empêcher d'y accéder. De plus, toutes les réunions liées au conseil municipal, y compris les comités, doivent se tenir en public, sauf quelques exceptions.

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