•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le président de l'UPA, Marcel Groleau, de passage en Abitibi-Témiscamingue

Marcel Groleau

Marcel Groleau

Photo : Radio-Canada / Vincent Desjardins

Radio-Canada

Un climat d'incertitude plane sur le secteur agricole depuis quelques mois, notamment avec l'arrivée de Donald Trump et ses propos sur la gestion de l'offre au pays, ou encore avec l'accaparement des terres, un phénomène grandissant au Québec. C'est dans ce contexte que le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec, Marcel Groleau, était de passage en Abitibi-Témiscamingue. Il a discuté des dossiers importants du secteur agricole à l'émission Région zéro 8.

D’après une entrevue d’Annie-Claude Luneau

La gestion de l’offre comme cheval de bataille

Selon Marcel Groleau, à chaque fois qu’une négociation commerciale engage le Canada, que ce soit avec les États-Unis ou avec l’Europe, un climat d’incertitude s’installe pour les producteurs canadiens.

« Il y a une partie de notre production, sous la gestion de l’offre, qui est à risque avec l’ouverture des marchés. C’est aussi une question qui intéresse les autres producteurs agricoles, qui eux exportent. Si les États-Unis adoptent des mesures protectionnistes, est-ce que ça veut dire qu’on aura plus de difficulté à exporter nos produits dans ce pays? », soutient-il, en ajoutant que le marché américain est important pour les agriculteurs de la province.

La réalité particulière de l’Abitibi-Témiscamingue

De passage dans la région, le président de l’UPA n’a pas seulement fait état de la situation de la gestion de l’offre, mais il a surtout pris le temps d’énumérer les défis et de discuter de la réalité singulière des producteurs agricoles de la région.

« Depuis 2010, avec les changements à l’assurance stabilisation des revenus agricoles, le secteur bovin a été plus lourdement affecté que les autres secteurs », dit-il.

C’est ce qui explique, selon M. Groleau, la perte d’un nombre plus important de fermes en Abitibi-Témiscamingue, en proportion, qu’ailleurs au Québec.

Un engagement plus clair

Selon le président de l’UPA, une inquiétude persiste dans la région en ce qui a trait à la vitalité de l’économie agricole.

Même si la section locale de l’UPA se penche depuis plusieurs mois sur cette problématique, Groleau rappelle que les MRC, le MAPAQ et les intervenants agricoles de la région ont convenu de bonifier un programme du gouvernement du Québec de façon spécifique à l’agriculture de la région et qu'il allait apporter son appui dans cette demande.

J’avais pris connaissance de cette proposition, mais j’ai pris un engagement envers les producteurs, ici, de travailler avec eux, pour que cette proposition qu’ils ont faite au gouvernement chemine, soit acceptée et introduite.

Marcel Groleau

Abitibi–Témiscamingue

Agro-industrie